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set_tid_address

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Langue: fr

Version: 10 septembre 2004 (mandriva - 01/05/08)

Section: 2 (Appels système)

NOM

set_tid_address - Positionner un pointeur vers un identifiant de thread (TID)

SYNOPSIS

 #include <linux/unistd.h>
 
 long set_tid_address(int *tidptr);
 
 

DESCRIPTION

Le noyau conserve, pour chaque processus, deux valeurs nommées set_child_tid et clear_child_tid qui sont nulles par défaut.

set_child_tid

Si un processus est démarré en utilisant clone(2) avec l'attribut CLONE_CHILD_SETTID, set_child_tid est remplie child_tidptr, le cinquième paramètre de cet appel système.

Lorsque set_child_tid est remplie, la toute première chose que le nouveau processus fait est d'écrire son PID à cette adresse.

clear_child_tid

Si un processus est démarré en utilisant clone(2) avec l'attribut CLONE_CHILD_CLEARTID, clear_child_tid est remplie child_tidptr, le cinquième paramètre de cet appel système.

L'appel système set_tid_address() remplit la valeur clear_child_tid pour le processus appelant à tidptr.

Lorsque clear_child_tid est remplie, que le processus finit et qu'il avait de la mémoire partagée avec d'autres processus ou threads, 0 est écrit à cette adresse et un appel à futex(child_tidptr, FUTEX_WAKE, 1, NULL, NULL, 0); est réalisé. (C'est ainsi, réveiller un processus simple attendant son futex.) Les erreurs sont ignorées

VALEUR RENVOYÉE

set_tid_address() renvoie toujours le PID du processus courant.

ERREURS

set_tid_address() réussit toujours.

VERSIONS

Cet appel est présent depuis Linux 2.5.48. Les détails fournis ici sont valides depuis Linux 2.5.49.

CONFORMITÉ

Cet appel est spécifique à Linux.

VOIR AUSSI

clone(2), futex(2)

TRADUCTION

Ce document est une traduction réalisée par Alain Portal <aportal AT univ-montp2 DOT fr> le 9 mai 2006 et révisée le 26 novembre 2007.

L'équipe de traduction a fait le maximum pour réaliser une adaptation française de qualité. La version anglaise la plus à jour de ce document est toujours consultable via la commande : « LANG=C man 2 set_tid_address ». N'hésitez pas à signaler à l'auteur ou au traducteur, selon le cas, toute erreur dans cette page de manuel.

Soit un cardinal A. On dit qu'il a pour "divisant" un cardinal B si la division d'A par B n'a aucun rompu, c-à-d si A vaut B plus B plus B... (n fois). Nommons "primitif" (on aurait pu choisir "primal") un cardinal A qui n'a aucun divisant plus grand qu'un.
Montrons qu'il y a toujours un primitif plus grand qu'un cardinal pris au hasard, donc qu'ils s'accroîtront jusqu'à l'infini. Tout d'abord, nous connaissons la proposition 1 (qu'on pourrait garantir sans aucun mal si on voulait) : si A a pour divisant B (pour tout B plus grand qu'un), alors A+1 n'a jamais pour divisant B. On sait aussi (proposition 2) qu'un cardinal ayant au moins un divisant, a toujours au moins un divisant primitif (car s'il a un divisant non primitif, son divisant a aussi un divisant ; or tout divisant d'un divisant d'un cardinal produira aussi un divisant du cardinal). Supposons donc (supposition 1) qu'il y ait N primitifs au total (pour un N fini), ni plus ni moins, soit p1, p2, ..., pN. On a alors un cardinal X produit par la multiplication :
X=p1 fois p2 fois ... fois pN.
On voit qu'X a pour divisant p1, p2, ...,pN. Voyons alors par quoi nous divisons Y=X+1. Suivant la proposition 1, Y n'a pour divisant ni p1, ni p2, ..., ni pN. Il n'a donc pour divisant aucun primitif (car nous supposons ici qu'il n'y a aucun primitif à part p1, p2, ..., pN). Or, suivant la proposition 2 (par contraposition), s'il n'a aucun divisant primitif, il n'a aucun divisant du tout. On voit donc qu'il y a un cardinal Y qui n'a aucun divisant, c-à-d un primitif, qui n'apparaît pas dans p1, p2, ..., pN. D'où la contradiction qu'on voulait par rapport à la supposition 1. Conclusion : on pourra toujours bâtir un primitif plus grand qu'un cardinal fourni, ad infinitum. CQFD.
-- Graner, Nicolas