Linux (fr)

  • Une nouvelle version de Cloonix est disponible, la v-37-00. (Dépêches LinuxFR)

    Cloonix est un projet sans prétention ni financement, pur produit de l’artisanat, c’est un ovni dans un monde où la communication a été transformée en harcèlement publicitaire et où la réduction des coûts et délais prime sur la conscience professionnelle. Le projet cloonix a déjà 10 ans, il reste discret bien que techniquement mature et efficace.

    Logo de Clownix

    C’est un outil d’aide à la gestion de la virtualisation de réseaux sous licence AGPL v3, le projet a commencé alors que KVM n’existait pas encore, il est le fruit d’un travail continu motivé par le plaisir de l’artisan.

    Son but ultime est de regrouper tous les logiciels libres ayant une composante réseau en un ensemble de démonstrations jouables sans effort de configuration.

    Cette nouvelle version est capable de gérer un routeur propriétaire Cisco CSR 1000v. Il a fallu de l’astuce pour parvenir au résultat, c’est ce que la seconde partie expose.

    Le Libre est un monde trop jeune et chaotique pour qu’il y ait un guide de l’existant fiable, il faut tester les logiciels pour s’en faire une idée. À chaque essai d’un logiciel, il faut commencer par un contexte de distribution, de bibliothèques, d’autres logiciels préexistants, puis il faut configurer le logiciel lui‐même dans son contexte. Ce sont des manipulations laborieuses répétées sans mutualisation. Le succès des solutions à base de conteneur (container) provient de la stabilisation du contexte pour présenter un logiciel avec son environnement intégré.
    La valeur ajouté de cloonix sera dans les démonstrations très vivantes, qui tournent sans intervention, à part le lancement du script de démo. Il en existe déjà une dizaine, j’espère augmenter la cadence de production avec la stabilisation du travail sur l’outil lui‐même.

    Reprenons le pourquoi de cet article

    Cloonix est un logiciel discret la plupart du temps mais, pour cette version, je voudrais essayer de transmettre un peu du plaisir de l’artisan. Ce plaisir est moins perceptible par nos sens et plus difficile à partager que ce qui est audible, visible ou palpable. Malgré cela, la nouvelle fonctionnalité astucieuse implémentée dans cette version est source de satisfaction.

    Le but de ladite fonctionnalité

    Pour les besoins d’un collègue de travail, il fallait qu’un réseau de routeurs Cisco virtuels de la famille CSR 1000v puisse être démarré à partir d’un qcow2 unique, puis configuré dynamiquement par fichier, sans jamais avoir les droits administrateur sur la machine hôte accueillant le réseau cloonix. Ces Ciscos devaient aussi être accessibles le plus simplement possible, comme le sont déjà les machines classiques GNU/Linux gérées par cloonix.

    Oui, mais comment ?

    Tout de suite les classiques ssh et scp viennent à l’esprit, car il n’est pas question de faire tourner un agent Cloonix dans le binaire hyper‐fermé de Cisco, afin d’avoir le pseudo‐ssh existant pour les machines virtuelles GNU/Linux dans cloonix.

    Le problème devient évident : on a du TCP/IP côté Cisco et un fichier sans pile IP du côté de l’hôte.

    La solution consiste donc à transférer le fichier en flux d’octets respectant SSH à travers une socket UNIX côté hôte, puis sur le chemin vers l’interface Cisco, passer le flux d’octets de données en TCP/IP pour être accueilli par le serveur SSH de Cisco, comme s’il venait d’un SSH passé par une pile IP classique.

    En prérequis, on fabrique un fichier qcow2 pour émuler un Cisco. Dans cette machine virtuelle, la première interface est configurée en DHCP, on autorise le SCP et on place une clef publique de cloonix pour avoir une connexion SSH/SCP sans mot de passe vers l’utilisateur cisco.

    Pour l’autre extrémité, on télécharge le dernier OpenSSH (openssh-7.5p1), puis on le modifie avec un correctif afin qu’il ouvre un socket UNIX et non plus TCP.

    Entre ces deux extrémités, il y a encore deux intervenants : cloonix_doorways, qui sert à séparer le client du serveur dans cloonix, puis un nat, qui est une entité du réseau de cloonix capable de générer du TCP à partir d’un flux d’octets. Le nat est déjà utilisé pour surfer sur le Web, il fournit du TCP réel avec SYN/ACK en partant du flux de données d’un socket TCP utilisateur.

    Le chemin du flux d’octets est donc :
    openssh modifié ⇄ client cloonix ⇄ serveur cloonix ⇄ nat ⇄ sshd/Cisco.

    La commande est sous la forme : cloonix_osh nemo nat cisco@nom_vm.

    • nemo permet d’atteindre le serveur cloonix (le fichier de config cloonix donne l’adresse IP et le port par nom) ;
    • nat permet, sur le serveur, de trouver le socket UNIX du nat qui est connecté à la machine virtuelle, le nat connaît la bijection (adresse IP ⇄ nom de la MV), il initie la communication TCP.

    Si vous avez un PC avec 12 Gio de mémoire vive (Cisco ne marche pas bien à moins de 3 Gio), alors vous pouvez essayer la démo cloonix qui fait de l’OSPF entre trois routeurs Ciscos. Dans la démo, il y a le howto pour la création de la machine virtuelle Cisco csr1000v.qcow2 adaptée à cloonix, j’ai vu sur le Web que le CSR 1000v était supposé être gratuit car bridé, mais il n’est pas simple à obtenir à travers la voie officielle Cisco.

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  • Enigmaki : le retour du koala masqué aux chaussettes rayées (Journaux LinuxFR)

    Mon très cher Nal,

    Tu te souviendras sans doute de Ned et les Maki ? Mais si, le jeu que nous développions il y a quelques années… Le développement du projet a ralenti jusqu’à être différé pour cause de… raisons personnelles diverses (entre autres, j’étais parti finir mes études en Inde), mais notre koala préféré est de retour !

    Ned est de retour !

    Pas mal de choses ont changé depuis, entre autres…

    Un nouveau titre

    On vise désormais un public in-ter-na-tio-nal (carrément) ! Du coup, le jeu est renommé Enigmaki. Parce qu’il y a des énigmes et des maki, alors tant qu’à faire…

    Enigmaki logo

    Une nouvelle équipe

    Néd (Jymistriel, pas le koala masqué aux chaussettes rayées) et moi-mème sommes toujours de la partie. Tous les autres sont nouveaux. Du coup, l’équipe se compose désormais comme suit :

    • Néd J. —lore designer et level designer ;
    • Priyank —game designer, programmeur et level designer ;
    • Anirban —programmeur et level designer ;
    • Anirudh —graphiste ;
    • Gaël —communication manager ;
    • et moi-même —game designer et CEO.

    Au vu des nombreux changements dans l’équipe (et aussi du fait qu’on aimerait bien pouvoir se nourrir et payer le loyer), on a changé aussi la structure. Exit les GGP (association loi 1901), bonjour l’Imaginary Friends Society (société commerciale estonienne). Pas mal de choses justifient le choix de l’Estonie… entre autres, les visas y sont (relativement) plus faciles à obtenir pour nos amis indiens.

    Un gameplay amélioré

    Pour commencer, nous avons de nouveaux éléments de gameplay : un nouveau maki, de nouveaux types d’obstacles, des portails, et j’en passe. Un système de quête fera son entrée pour casser la linéarité, et un système de scores plaira aux plus compétitifs. L’histoire que nous avions prévue commence a pointer le bout de son nez, avec quelques personnages secondaires (notre ami Newton y fera une apparition, d’ailleurs). Puis nous prévoyons d’autres surprises… ce serait dommage de tout dévoiler maintenant. ;)

    De meilleurs visuels

    Quelques images valant plus que mille mots, voici un jeu des sept différences :

    Comparaison avant/après…

    Note que ces graphismes ne sont pas définitifs, mais devraient te donner une bonne idée de l’aspect final…

    De nouveaux niveaux

    Nous prévoyons plus d’une centaine d’énigmes ! Si avec ça tu ne trouves pas de quoi t’amuser…

    Plein de niveaux !

    Un nouveau moteur

    Nous avons entièrement réécrit le code source, cette fois-ci à l’aide de Godot. À terme, ce moteur nous offre un gain de temps et d’énergie non négligeable, et nous pensons nous en servir lors d’éventuels futurs projets —qu’ils soient en 2D ou en 3D.

    Une nouvelle licence ?

    C’est encore en réflexion, mais nous nous demandons si Enigmaki restera sous licence Art libre, ou si on ne choisirait pas une autre licence (voire le domaine public vivant). Nous nous sommes fixé de prendre cette décision d’ici la version 1.0, mais pas d’inquiétude : c’est uniquement pour cette raison que nous ne mentionnons plus de licence pour le moment !

    Et il a besoin de toi !

    Pour continuer à vivre lui-même, Ned le koala nous versera nos salaires (si si) afin que nous ne puissions plus reporter le projet à je-ne-sais-quand (au moins). Le truc, c’est que notre koala vient tout juste d’arriver dans ce nouvel univers peuplé de maki et autres créatures, ce qui fait qu’il n’a pas beaucoup de ronds en poche… Il aimerait beaucoup que tu l’aides à financer Enigmaki.

    Pour ce faire, rien de plus simple : rends-toi au restaurant japonais le plus proche sur la page de notre campagne Indiegogo, clique sur le beau bouton rose ‹ soutenez ce projet › ou une contrepartie qui te plaît, et tu auras tous nos remerciements !

    Sinon, n’hésite surtout pas à en parler autour de toi et à partager les liens suivants :

    Merci beaucoup !

    Maki cœur

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  • Let's Encrypt, Nginx et Wordpress (Journaux LinuxFR)

    Bonjour mon petit journal,
    Je voulais te dire que je me suis enfin penché sur le sujet du passage de sites web en https. J'ai trouvé plein d'informations sur le web, des documentations très bien faites, mais jamais exhaustives. J'ai donc décidé d'écrire moi-même deux articles sur le sujet.
    Le premier traite de l'installation d'un certificat Let's Encrypt sur un serveur nginx (en l'occurrence un reverse-proxy mais ça marche aussi sur un serveur web).
    https://w3.nonsenz.org/2017/06/lets-encrypt-nginx-https/

    Le second traite de la problématique spécifique de migration d'un site Wordpress en https.
    https://w3.nonsenz.org/2017/07/site-wordpress-en-https/
    Il complète directement le premier. Avec ces deux articles, on est donc accompagné pas à pas pour passer un site web Wordpress en https. J'espère que ça pourra aider certaines personnes. N'hésitez pas à me faire des retours si vous avez des difficultés lors de l'application de ces how-to.

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  • Unicode - pédagogique - vue d'ensemble ! ? . (Journaux LinuxFR)

    Bonjour à tous,

    Je prépare un cours sur Unicode. Je souhaitais pouvoir présenter une vue d'ensemble. J'ai ainsi commencé la réalisation d’un tableau reprenant les différents blocs de caractères…

    (cf. également https://unicode-table.com/fr/ )

    C’est vraiment pas facile… Il y a déjà tellement de blocs que j’ai opté pour un format A3, et c’est tout petit :/

    Titre de l'image

    document de travail au format OpenDocument
    export PDF

    Qu’en pensez-vous ?

    Il y a bien entendu la question des polices de caractères. Il n’est pas évident d’avoir « suffisamment » de polices installées de sorte à avoir quelques glyphes pour chacun des blocs.

    J’aimerais pouvoir mettre au point une liste de paquetages Debian suffisant pour cela. Mais se pourrait-il qu’il n’y ait aucune police libre pour certains blocs ? Voyez le PDF, les polices y ont été intégrées (sous-ensemble). Lorsque je n’avais pas de glyphe pour un bloc, je n’ai placé qu’un caractère, prit au hasard, qui donne "donc" un rectangle. Néanmoins, il y a probablement des subtilités qui m’échappent… Par exemple, il y a dans le PDF exporté par LibreOffice, certains caractères qui « ne passent pas ».

    Il semble qu’un mécanisme est prévu dans LibreOffice pour l’installation de polices "manquantes" car j’obtiens de temps à autre le message suivant dans une boite de dialogue de type information :

    « L'installation de polices sur demande n'est pas prise en charge
    La détection automatique et l'installation des polices manquantes ne sont pas prises en charge actuellement. »

    Je prépare également un autre document de type « référence rapide », reprenant quelques caractères "utiles" ou "populaire" avec leurs noms et position…

    Nous connaissons tous l’astuce pour saisir un caractère Unicode à partir de sa position ? (sous GNU/Linux)

    Ctrl + Shift + U, dans certains logiciels, un u souligné apparaît alors, saisissez la position en hexadécimal, terminez avec la touche "Entrer".

    U+2764 → ❤
    U+2620 → ☠
    U+2708 → ✈
    U+202f → espace fine sécable

    Quels seraient pour vous les quelques caractères que vous souhaiteriez pouvoir insérer de temps à autre et pour lesquels il vous serait pratique de connaître la position Unicode, en hexa’, sur un petit copion collé sous votre écran ?

    Le nom des caractères existe officiellement en français et en anglais, de part leur origine ISO/CEI 10646 mais les développeurs de gucharmap ont besoin d’aide et de soutien !
    https://bugzilla.gnome.org/show_bug.cgi?id=331464

    Et pour finir un petit aide-mémoire pour le clavier Belge sous GNU/Linux :

    Titre de l'image

    export PDF

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  • LinuxFr.org : première quinzaine de juillet 2017 (Journaux LinuxFR)

    Septante-sixième épisode dans la communication entre les différents intervenants autour du site LinuxFr.org : l’idée est tenir tout le monde au courant de ce qui est fait par les rédacteurs, les admins, les modérateurs, les codeurs, les membres de l’association, etc.

    L’actu résumée ([*] signifie une modification du sujet du courriel) :

    Statistiques

    • 1331 commentaires publiés (dont 27 masqués depuis) ;
    • 240 tags posés ;
    • 75 comptes ouverts (dont 5 fermés depuis) ;
    • 46 entrées de forums publiées (dont 1 masquée depuis) ;
    • 17 dépêches publiées ;
    • 14 journaux publiés ;
    • 7 entrées dans le système de suivi ;
    • 1 sondage publié ;
    • 3 pages wiki publiées.

    Listes de diffusion (hors pourriel)

    Liste linuxfr-membres@ — [restreint]

    • R.A.S.

    Liste meta@ - [restreint]

    • R.A.S.

    Liste moderateurs@ - [restreint]

    • [Modérateurs] RMLL 2017
    • [Modérateurs] Images cassées sur la dépêche Grammalecte sur LinuxFr.org

    Liste prizes@ - [restreint]

    • [Prizes] LinuxFr prizes recap du lundi 3 juillet 2017, 09:32:03 (UTC+0200)
    • [Prizes] Choix livre offert
    • [Prizes] LIVRE EYROLLES

    Liste redacteurs@ - [public]

    • R.A.S.

    Liste team@ - [restreint]

    • [team linuxfr] AG DLFP le 17/7, est-ce OK pour tous ?
    • [team linuxfr] [URGENT] Participation financière à la campagne de Grammalecte 2
    • [team linuxfr] demande de ré-ouverture de compte

    Liste webmaster@ — [restreint]

    • R.A.S.

    Canal IRC adminsys (résumé)

    • plein de mises à jour de sécurité
    • le daemon epub a toujours une tendance au SIGSEGV ces derniers temps
    • Let's Encrypt annonce des wildcards en janvier 2018
    • quelques photos de notre présence aux RMLL sur photos.april.org 1, 2, 3, et probablement d'autres sur photo.rmll.info (comme 4, 5 ou 6)
    • mise à jour du serveur zobe, de Debian Jessie à Stretch

    Tribune de rédaction (résumé)

    • gestion de corrections sur des journaux publiés
    • diverses entrées de suivi ouvertes

    Tribune de modération (résumé)

    Commits/pushs de code https://github.com/linuxfrorg/

    • Merge pull request #210 from Trim/master
    • Add back ticks to code blocks in README to improve Github home page
    • (epub) Update gokogiri

    Divers

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  • Agenda du Libre pour la semaine 30 de l’année 2017 (Dépêches LinuxFR)

    Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 17 événements (0 en Belgique, 16 en France, 0 au Luxembourg, 1 au Québec, 0 en Suisse et 0 en Tunisie) est en seconde partie de dépêche.

    Sommaire

    [FR Marseille] Réunion OpenStreetMap PACA - Le lundi 24 juillet 2017 de 19h30 à 23h00.

    Les contributeur.ice.s d'OpenStreetMap de la région PACA se réunissent le lundi 24 juillet 2017, à partir de 19h30

    Activités habituelles

    • Initiation à la contribution à OpenStreetMap.
    • Actualité dans l'écosystème OSM.
    • Préparation des prochaines cartoparties et participations à divers événements en lien avec la cartographie libre.
    • Et divers choses comme QGIS, Mapillary, Umap, applications mobiles OSM, etc.

     Thèmes particuliers possibles pour cette réunion

    • Programme pour l'année 2017.
    • Communication (réseaux sociaux, pages wiki).
    • Cartopartie au Jardin Puget ?
    • Font-Vert Cartopartie + utilisation uMap
    • Voir les changements des derniers mois sur la manière de faire des multipolygones

    Page du Wiki d'OpenStreetMap sur les réunions de Marseille

    Pour celles et ceux qui compteraient participer à la réunion et qui viennent pour la première fois, nous avons pour habitude que chacun.e amène quelque chose à boire et/ou à grignoter.

    La réunion est ouverte à tou.te.s.

    Entrée Libre.

    [FR Lyon] ChamiloCamp 2ème édition - Le mardi 25 juillet 2017 de 14h00 à 19h00.

    La solution e-learning Chamilo est à présent l'une des 3 plateformes les plus populaires au monde dans le milieu de l'éducation accompagnée par les technologies, et sa vision multi-culturelle en fait une plateforme particulièrement adaptée au contexte francophone.

    Elle est actuellement utilisée à différents niveaux d'intégration par les universités de Grenoble, Reims, Caen, Genève, Pau, Montpellier, l'Académie d'Aix-Marseille, les Instituts Régionaux d'Administration de Metz, Lyon, Nantes, Lilles, Bastia et bien d'autres.

    Cet événement dénommé "ChamiloCamp" a pour but de faire connaître le projet Chamilo aux enseignants de la région, au travers de présentations des fonctionnalités de la solution et de la présentation d'expériences d'autres enseignants, ainsi que de fomenter la formation de réseaux de personnes intéressées par Chamilo ou simplement par la technologie de l'information appliquée à l'éducation de façon non intrusive.

    L'événement est gratuit et organisé par l'association avec la présence de son président Monsieur Yannick Warnier, et n'a donc pas de vocation commerciale. Il s'agit principalement pour nous de fomenter l'utilisation de Chamilo et d'animer la communauté francophone à auto-organiser des événements d'échange.

    Programme provisoire de l'après-midi (sujet à modifications en fonction des nouveaux participants)

    14h00 - 14h45 par Yannick Warnier (Fondateur de l'association Chamilo)

    14h45 - 15h30 : Utilisation de Chamilo LMS pour la formation dans tous types d'organisations et cas spécifiques, par Nicolas Ducoulombier (Chef de projet chez BeezNest, fournisseur officiel de Chamilo LMS)

    15h30 - 16h15 : Ludiscape : Comment développer et intégrer les jeux sérieux dans Chamilo, par Damien Renou (Ludiscape)

    16h15 - 17h00 : Intervenant en attente de confirmation

    17h00 - 17h45par Yannick Warnier (Fondateur de l'association Chamilo)

    17h45 - 19h00 : Rencontres et échanges autour d'une dégustation surprise

    Nous vous attendons nombreux, préparez vos questions et profitez de l'occasion pour en connaître plus sur le projet Chamilo.

    à bientôt

    Vous pouvez obtenir plus de détails en envoyant un e-mail à rudy.willems@beeznest.com

    [FR Rennes] Atelier Wikidata SPARQL - Le mardi 25 juillet 2017 de 19h00 à 21h00.

    Le mardi 25 juillet de 19 h à 21 h dans l'espace Magenta des Champs Libres aura lieu le deuxième atelier Wikidata de l'été à Rennes.

    Cet atelier sera centré sur l'utilisation du Query Service et de SPARQL, permettant d'interroger et de récupérer le contenu de Wikidata.

    Plusieurs Wikidatiens, dont Envel Le Hir et Nicolas Vigneron, seront présents pour animer cet atelier.

    Pensez à amener votre ordinateur pour tester par vous-même.

    [FR Grenoble] Atelier de la Guilde - Le mardi 25 juillet 2017 de 19h00 à 23h00.

    GUILDE (Guilde des Utilisateurs Linux du Dauphiné) est une association loi 1901 qui s'est fixée pour objectifs de promouvoir le système Linux auprès des particuliers et des professionnels, de rassembler les utilisateurs de Linux de la région du Dauphiné.

    Nous souhaitons faire naître des projets, des initiatives et créer des groupes de travail qui bénéficieront aussi bien à Linux qu'à ses utilisateurs.

    Notre région est riche en entreprises de haute technologie, centres de recherches, universités et sociétés de services qui utilisent déjà Linux.

    Par leur biais nous avons l'opportunité de faire connaître l'une des innovations logicielles les plus marquantes de ces dix dernières années.

    [FR Peymeinade] Install-Party GNU/Linux - Le mercredi 26 juillet 2017 de 19h00 à 21h00.

    Désormais tous les 4èmes Mercredi du mois, Clic Ordi et Linux Azur vous proposent une install-party ouverte à tous et gratuite.

    • Découvrez un monde rempli de Papillons, licornes, mais surtout de manchots !
    • Plus besoin de se soucier des virus et autres logiciels malveillants.
    • Le support de Windows Vista s'arrête dans un an, et les principaux logiciels ont déjà arrêté leurs mise à jour, réagissez !
    • Ramenez vos ordinateurs obsolètes et donnez leur une seconde vie.

    Nous aimerions développer autour de Handy-Linux (et de sa future mouture avec Debian-Facile) afin de répondre à des besoins simples pour des personnes difficiles à former et pouvant se retrouver en fracture numérique).

    Nous sommes ouvert à tout, y compris à la bidouille sur l'atelier avec le fer à souder.

    Organisé conjointement par http://clic-ordi.com/fr et https://www.linux-azur.org

    [FR Ploemeur] Diaspero - Le mercredi 26 juillet 2017 de 19h00 à 22h00.

    Bonjour,

    Nous profitons de l'été pour organiser un premier "diaspero" sur le Pays de Lorient.

    Que vous soyez utilisateur/trice de diaspora*, mastodon ou d'autres outils sociaux basés sur des logiciels libres, n'hésitez à venir en discuter avec nous. C'est l'occasion de se rencontrer dans la "vraie" vie.

    Rendez-vous sur le port de Lomener à 19H.
    Nous attendrons quelques minutes que tout le monde arrive puis nous nous dirigerons vers un des bistrots…

    [FR Chartres] OpenAtelier - Le mercredi 26 juillet 2017 de 20h00 à 23h59.

    L'OpenAtelier est un moment de rencontre et de partage ou les membres et curieux sont invités à échanger sur leurs idées et leurs projets.

    Les espaces techniques sont également ouverts aux réalisations (électronique, informatique, menuiserie, impression 3D, découpe vinyle…).

    Pour les curieux, c'est le bon moment pour venir découvrir l'association et ses membres.

    [FR Toulouse] Rencontre Tetalab - Le mercredi 26 juillet 2017 de 21h00 à 23h00.

    Rencontre hebdomadaire des hackers et artistes libristes Toulousains.

    Ouvert au public tous les mercredi soir.

    Venez nombreux.

    [FR Nice] Contribunuit - Le jeudi 27 juillet 2017 de 18h00 à 23h59.

    Venez au Nicelab participer à la prochaine édition des Contribunuits

    Il s'agit d'une soirée conviviale où vous êtes invités à venir participer et/ou à découvrir des projets ouverts.

    Le projet mis en avant cette fois-ci est Wikipedia!

    Vous pourrez venir faire vos premières modifications, ou bien rencontrer d'autres contributeurs de Wikipedia au Nicelab sur différents thèmes (santé, écologie, etc.). 

    N'hésitez pas à ramener à boire et à manger

    Des précisions seront éventuellement apportées sur le wiki de l'événement

    A bientôt au Nicelab =)

    [FR Challans] Permanence - Le jeudi 27 juillet 2017 de 18h00 à 20h00.

    Chaque dernier jeudi du mois, Linux Challans vous donne rendez-vous à l'Albanera Café, 17 rue du Général Leclerc 85300 Challans.

    Nous vous proposons lors de ces rendez-vous mensuels d'échanger autour du Libre, des conseils ou une assistance technique.

    Vous pouvez venir pour vous faire aider, ou aider, à installer et paramétrer une distribution GNU/Linux de votre choix ou des logiciels libres sur votre ordinateur.

    Recommandations

    • Sauvegardez vos données avant de venir.
    • Libérez de la place sur le disque dur (20 Go minimum) et défragmentez Windows si vous voulez le conserver.
    • Nous prévenir de votre passage via la messagerie.

    Vous pouvez aussi venir pour une première prise d'informations et de contacts.

    Nous vous attendons toujours plus nombreux !

    [FR Paris] Soirée de Contribution au Libre - Le jeudi 27 juillet 2017 de 19h30 à 22h30.

    Parinux propose aux utilisateurs de logiciels libres de se réunir régulièrement afin de contribuer à des projets libres. En effet, un logiciel libre est souvent porté par une communauté de bénévoles et dépend d'eux pour que le logiciel évolue.

    Nous nous réunissons donc tous les dans un environnement propice au travail (pas de facebook, pas de télé, pas de jeux vidéos, pas de zombies).

    Vous aurez très probablement besoin d'un ordinateur portable, mais électricité et réseau fournis.

    En cas de difficulté, vous pouvez joindre un des responsables de la soirée, Emmanuel Seyman (emmanuel (at) seyman.fr), Paul Marques Mota mota (at) parinux.org, ou Magali Garnero (Bookynette) tresorier (at) parinux.org.

    Pour obtenir le code d'entrée de la porte cochère, envoyez un mail au responsable.

    On peut amener de quoi se restaurer (Franprix, 8 rue du Chemin Vert, ferme à 22h)

    Regazouillez sur Twitter - Wiki des soirées

    Programme non exhaustif

    • Fedora (sa traduction)
    • Parinux, ses bugs et son infrastructure
    • April, … y a toujours quelque chose à faire
    • Open Food Facts/ Open Beauty Facts, sa base de données, ses contributeurs, sa roadmap
    • Schema racktables, son code
    • Agenda du Libre, mise à jour et amélioration du code
    • Ubuntu-Fr, son orga, ses événements
    • En vente libre, maintenance et commandes
    • Open street map, une fois par mois
    • Linux-Fr sait faire

    tout nouveau projet est le bienvenu.

    [QC Coteau du Lac] Émission #136 de bloguelinux - Le jeudi 27 juillet 2017 de 20h00 à 22h00.

    bloguelinux.ca est un blogue québécois offrant la diffusion d'un podcast qui traite des logiciels libres, du système d'exploitation Linux et de la technologie en général ; il y a un processeur, il y a un système d'exploitation, c'est certain que ça nous intéresse!
    bloguelinux.ca est enregistré le jeudi à 20 heures toutes les deux semaines.
    Vous pouvez nous écouter en direct lors des enregistrements à l'adresse http://live.bloguelinux.ca ou directement sur notre site à http://www.bloguelinux.ca en cliquant sur la radio dans le panneau de gauche du site.

    [FR Montpellier] Les logiciels libres, parlons-en ! - Le vendredi 28 juillet 2017 de 17h00 à 19h00.

    Le Faubourg Marché, qu’est-ce que c’est ?

    Le Faubourg Marché est une permanence partagée qui permet aux associations d’accueillir ensemble, les publics de ces associations une fois par semaine, le vendredi entre 17h00 et 19h00, au 19, rue du Faubourg de Nîmes, 34000 Montpellier.

    L’idée est de s’informer et d’informer les adhérents des diverses associations sur le fonctionnement du lieu et des associations, et notamment sur les 5 partenaires qui l’animent et lui permettent ainsi d’exister (autour.com, L’Accorderie, enercoop, modulauto, La Nef). Lors de cette permanence partagée vous pourrez rencontrer les associations La Graine (monnaie locale de Montpellier), éCOhabitons, Montpellier à pied, et bien sûr Montpel’libre.

    Alors, si vous avez un peu de temps le vendredi soir, voici une occupation qui me semble très intéressante.
    Montpel’libre est une association et un groupe d’utilisateurs (GULL), qui propose une multitude d’activités dans le cadre de la promotion des logiciels libres, et des Communs.
    Depuis longtemps déjà, Montpel’libre participe à l’économie sociale et solidaire en organisant tout un éventail d’ateliers et de manifestations, au développement durable et à l’innovation sociale au travers de permanences et ateliers de présentations des logiciels libres et évidement les cartoparties, véritable actions citoyennes, sur le thème de l’accessibilité des personnes en situation de handicap.
    L’activité économique, l’intérêt collectif, le fonctionnement démocratique, autant d’éléments que porte Montpel’libre, en proposant un accès entièrement libre et gratuit à une éducation populaire, au travers de ses ateliers à destination de tous les publics.

    Les logiciels libres parlons-en ! Ouvrons le dialogue sur l’ouverture des données ! Partageons nos expériences pour une meilleure répartition des connaissances.

    Ces permanences sont suivies d’un Apéro « refaire le monde » convivial et partagé, de 18h30 à 21h30. Elles ont lieu au Faubourg marché, tous les vendredis de 17h00 à 19h00 :

    • vendredi 7 juillet 2017 de 17h00 à 19h00
    • vendredi 21 juillet 2017 de 17h00 à 19h00
    • vendredi 28 juillet 2017 de 17h00 à 19h00

    Entrée libre et gratuite sur inscription. Une simple adhésion à l’association est possible.

    Cet événement est proposé dans le cadre du partenariat qui lie le Faubourg Marché et Montpel’libre.

    Vendredis 7, 21 et 28 juillet 2017 de 17h00 à 19h00
    Le Faubourg - 15, rue du Faubourg de Nîmes, 34000 Montpellier

    Tramway lignes 1, 2 et 4 arrêt Corum
    GPS Latitude : 43.614186 | Longitude : 3.881404
    Carte OpenStreetMap

    [FR Villeneuve d'Ascq] Libre à Vous - Le samedi 29 juillet 2017 de 09h00 à 12h00.

    Vous souhaitez tester GNU/Linux sur votre ordinateur, vous recherchez un logiciel pour une fonction précise, des conseils ou de l'aide sur les logiciels libres?

    Libre à Vous est une permanence destinée à vous faciliter l'utilisation de l'informatique. Vous repartirez avec « le plein » de logiciels libres, fiables, évolutifs, performants et gratuits.

    C'est chaque samedi matin au Centre d'Infos Jeunes à la ferme Dupire, 80 rue Yves Decugis à Villeneuve d'Ascq (métro Triolo) de 9h00 à 12h00.

    Entrée Libre. Tout Public.

    [FR Valenciennes] Permanence ValLibre - Le samedi 29 juillet 2017 de 09h30 à 12h00.

    Permanence assistance informatique.

    Dépannage petits bobos informatiques.

    Initiation à l'informatique libre.

    Tous les samedis ouvrables sauf les derniers samedis du mois et les samedis en période de vacances scolaires.

    Si besoin particulier, la prise de rendez-vous est fortement conseillée.

    Téléphone accueil MQCV : 03 27 22 43 90

    [FR La Couronne] Permanence - accueil public - Le samedi 29 juillet 2017 de 10h00 à 13h00.

    Notre permanence d'accueil avec le sourire, le café et les gâteaux !

    Lieu de rencontre et d'échange convivial pour discuter informatique et outils numériques.

    Cette association permet à chacun de découvrir également l'univers de Linux et par extension de tous les **logiciels* et matériels libres*.

    Entrée Libre. Tout Public.

    [FR Limanton] Cartographiez sans internet (ou presque)! - Le samedi 29 juillet 2017 de 14h00 à 18h00.

    Panneçot, charmant petit hameau de la commune de Limanton (58) a besoin de vous pour enrichir sa carte.

    Apportez vos appareils photo, smartphones si vous en avez.

    Vous pouvez télécharger

    • Osm tracker,
    • OsmAnd,
    • Osm contributor.

    Nous verrons comment s'en passer, mais avec c'est bien ;)

    Débutants bienvenus

    Programme :

    • 14h rendez-vous à l'entrée du camping et nous nous dirigerons vers l'ancienne école (accueil café, jus d'orange);
    • 14h30 briefing, explications
    • 15h-16h30 relevé de points sur le terrain
    • 17h restitution et envoie des données au restaurant "la rustine";
    • 18h remerciements.

    PS : le soir, à « La Rustine », retrouvez « Mix Up Family »un groupe de Reggae Neversois de très bon niveau

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  • EuroBSDcon 2017 en septembre à Paris (Dépêches LinuxFR)

    L’EuroBSDcon est une conférence technique internationale annuelle en langue anglaise rassemblant des utilisateurs et développeurs travaillant sur les systèmes d’exploitation de la famille BSD ou des projets liés. Il s’agit de la version européenne d’une famille de conférences mondiales dérivées de USENIX.

    Cette conférence change de pays chaque année, l’édition 2017 se déroulera pour la première fois à Paris du 21 au 24 septembre prochain. Cet événement d’envergure internationale sera l’occasion de réunir des publics de divers horizons rassemblés autour d’un intérêt commun et de croiser des personnalités toujours actives ayant fait l’histoire de l’informatique, ainsi que les membres actifs de la nouvelle génération. Tous les projets majeurs y seront représentés : Dragonfly BSD, FreeBSD, NetBSD et OpenBSD.

    Suite et programme en seconde partie.

    Pour rappel, BSD est l’acronyme de Berkeley Software Distribution. Il s’agit d’une communauté développant des systèmes d’exploitation libres de type UNIX issus de celui développé à Berkeley à la fin des années 1970. À ne pas confondre avec le non moins célèbre LSD, lui aussi développé dans la même université.

    Des technologies majeures sont issues de ces systèmes d’exploitation et ont largement participé à l’informatique moderne : la pile TCP/IP, IPsec, IPv6, les systèmes de fichiers modernes, les conteneurs pour cloisonner des programmes, plusieurs techniques de sécurisation des systèmes d’exploitation, etc.

    Ces technologies sont utilisées par de nombreux acteurs du marché comme NetApp, Juniper, Netflix, Sony PlayStation, WhatsApp, Gandi, la NASA, la DGSE, etc. Elles sont aussi embarquées dans de nombreux produits, comme par exemple macOS qui est fortement basé sur des technologies issues du monde BSD, ou Google Android qui utilise du code issu de BSD.

    Déroulement de la conférence

    Tutoriels (jeudi et vendredi)

    Les deux premiers jours (21 et 22 septembre) sont consacrés à des tutoriels :

    • An Introduction to the FreeBSD Open‐Source Operating System ;
    • Dtrace for developers: no more printfs ;
    • BGP for developers and sysadmins ;
    • Core concept of ZFS ;
    • Managing BSD systems with Ansible ;
    • How to untangle your threads from a giant lock in a multiprocessor system.

    Plus d’informations sont disponibles ici.

    Conférence (samedi et dimanche)

    Les deux derniers jours (23 et 24 septembre) sont consacrés à la conférence à proprement parler. Une trentaine de présentations sont planifiées, dont trois keynotes données par :

    • Thomas Pornin, qui viendra nous parler de cryptographie ;
    • Éric Freyssinet, qui nous racontera une petite histoire de la cybercriminalité en France ;
    • Brendan Gregg, qui nous parlera de la méthodologie et des outils de résolution des problèmes de performance chez Netflix.

    Plus d’informations sont disponibles ici.

    Afin d’assurer la convivialité, un « social event » ouvert à tous les participants sera organisé le samedi 29 septembre sur une péniche navigante. Cela sera l’occasion d’un échange décontracté avec les membres de la communauté autour d’un repas et d’un verre.

    L’application Android officielle est disponible sur Google Play.

    Les inscriptions sont ouvertes. Dépêchez‐vous : les places sont limitées !

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  • Reportage sur LaTeleLibre.fr : « La Guerre des Civic Tech » (Dépêches LinuxFR)

    Le 27 juin 2017, LaTeleLibre.fr mettait en ligne un court reportage intitulé La Guerre des Civic Tech.

    Reportage pour lequel j’avais eu le plaisir d’être interviewé en tant chargé de mission affaires publiques pour l’April. Nouvelle occasion de rappeler que seul le logiciel libre apporte des garanties intrinsèques suffisantes pour que l’utilisation d’outils informatiques puisse réellement renforcer la participation citoyenne dans l’élaboration des lois.

    Par leur licence les logiciels libres permettent à quiconque d’auditer le code source et, s’il ou elle le souhaite, de participer à l’élaboration des règles algorithmiques qui conditionneront l’usage de l’outil. Il s’agit en ce sens de considérer l’outil comme faisant partie intégrante du processus de décision, et donc d’ouvrir à la participation citoyenne les débats sur son fonctionnement.

    Par extension, si l’on considère comme condition d’existence de la démocratie la possibilité d’accéder, de comprendre et d’agir sur les règles qui s’imposent aux citoyen⋅ne⋅s membres de la société, le logiciel libre apparaît comme l’incarnation informatique de ces valeurs. À l’inverse, un logiciel privateur pensé de façon verticale et opaque, imposant ses usages aux utilisateurs et utilisatrices, s’approche davantage d’un processus de décision autocratique.

    L’April a déjà eu l’occasion de mettre en évidence l’incohérence entre technologie dite civique et logiciel non libre lors de sa participation à une consultation sur la généralisation des consultations en ligne. Sa proposition d’inscrire le logiciel libre comme critère essentiel avait rencontré un franc soutien des contributeurs et contributrices.

    Le reportage de 13 minutes présente ainsi le débat autour des « Civic Tech » et de la nécessité de l’utilisation du logiciel libre comme garantie de transparence et d’horizontalité. Outre mon intervention pour l’April (8 min et 55 s), le journaliste interroge Cyril Lage de Parlement & Citoyens (plate‐forme de consultation non libre), Caroline Corbal pour DemocracyOS (une « Civic Tech » libre), et Clément Mabi, maître de conférence à l’UTC Compiègne.

    Sur le sujet des « Civic Tech », je vous recommande la lecture de l’excellent billet de Regards Citoyens : Civic Tech ou Civic Business ? Le numérique ne pourra pas aider la démocratie sans en adopter les fondements.

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  • Un nouvel outil pour synchroniser Postgres et LDAP (Journaux LinuxFR)

    Salut les moules,

    Comme je sais qu'il y a quelques DBA parmi nous, je passe la nouvelle: j'ai travaillé depuis un mois sur un outils pour créer les rôles dans Postgres à partir d'un annuaire LDAP: ldap2pg.

    Pour la petite histoire, contrairement à PAM, PostgreSQL a besoin que les rôles soient créés dans l'instance avant de demander à LDAP d'authentifier l'utilisateur. Dis autrement, LDAP ne sert qu'à récupérer le mot de passe, c'est toujours PostgreSQL qui stocke les rôles, leurs options (SUPERUSER, LOGIN, etc.) et l'héritage de rôles entre eux.

    Il y a un projet pg-ldap-sync qui existait déjà. Pourquoi avoir réinventé la roue ? D'abord un soucis pratique: c'est en ruby, et on installe rarement ruby sur un serveur PostgreSQL ou alors c'est pas la bonne version, très peu de dépendances sont disponibles en paquets rpm/deb. Ensuite, pg-ldap-sync est assez simple: une recherche LDAP pour les utilisateurs et une pour les groupes. L'idée de définir ça dans un fichier YAML propre est très chouette.

    Tous les utilisateurs ont les mêmes options: pas moyen de créer des SUPERUSER sans que tout le monde le soit. Je voulais gérer dans un seul fichier YAML la définitions des rôles d'une instance. Sinon il faut faire des blacklists pour ne pas dropper ce qu'on crée par ailleurs.

    En outre, je voulais aussi accorder ou révoquer les ACLs des rôles. Là ça commence à être assez avancé: je veux gérer qui a les accès DDL ou pas, les accès DML ou pas. Et sans que l'outil écrive les requêtes à ma place.

    Au final, en un mois de dév je trouve ldap2pg assez complet et pas mal documenté! Et vous comment gérez-vous les rôles de vos instances PostgreSQL ?

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  • George A. Romero bronsonisé-vivant (Journaux LinuxFR)

    Alors qu'on a d'ordinaire une rubrique bronsonisation à la pointe de l'actualité sur LinuxFr, j'ai appris par hasard que George Andrew Romero n'était plus des notres depuis dimanche dernier.

    Certains disent qu'il aurait fondé le mythe moderne des zombies avec sa nuit des mangeurs de chair en 1968. Pour la petite histoire, ce flim a connu un nombre incommensurable de remakes car le distributeur a eu la bonne idée de changer son titre au dernier moment, et le copyright s'est perdu en route.

    Bon, les critiques présentent souvent Zombie (le deuxième opus) comme le meilleur de la saga des morts-vivants, mais le jour des Morts-Vivants est 'ach'ment plus meilleur, les cadavres de Greg Nicotero étant un poil plus effrayants que les schtroumpfs géants de Tom Savini.

    À travers des flims plus ou moins réussi, des jeux d'acteurs où les morts étaient souvent plus convainquant que les vivants, Romero nous livrait quand même une certaine vision de son temps et du cinéma, et c'est assez rigolo de voir les quotas noirs et les femmes faire plus long feu que les gros-bras.

    Voilà, nal. Il ne te reste plus qu'à aller voir la fiche wikipedia du monsieur, te commander des pizzas, et te mater un flim bien saignant.

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  • Un nouvel outils pour synchroniser Postgres et LDAP (Journaux LinuxFR)

    Salut les moules,

    Comme je sais qu'il y a quelques DBA parmi nous, je passe la nouvelle: j'ai travaillé depuis un mois sur un outils pour créer les rôles dans Postgres à partir d'un annuaire LDAP: ldap2pg.

    Pour la petite histoire, contrairement à PAM, PostgreSQL a besoin que les rôles soient créés dans l'instance avant de demander à LDAP d'authentifier l'utilisateur. Dis autrement, LDAP ne sert qu'à récupérer le mot de passe, c'est toujours PostgreSQL qui stocke les rôles, leurs options (SUPERUSER, LOGIN, etc.) et l'héritage de rôles entre eux.

    Il y a un projet pg-ldap-sync qui existait déjà. Pourquoi avoir réinventé la roue ? D'abord un soucis pratique: c'est en ruby, et on installe rarement ruby sur un serveur PostgreSQL ou alors c'est pas la bonne version, très peu de dépendances sont disponibles en paquets rpm/deb. Ensuite, pg-ldap-sync est assez simple: une recherche LDAP pour les utilisateurs et une pour les groupes. L'idée de définir ça dans un fichier YAML propre est très chouette.

    Tous les utilisateurs ont les mêmes options: pas moyen de créer des SUPERUSER sans que tout le monde le soit. Je voulais gérer dans un seul fichier YAML la définitions des rôles d'une instance. Sinon il faut faire des blacklists pour ne pas dropper ce qu'on crée par ailleurs.

    En outre, je voulais aussi accorder ou révoquer les ACLs des rôles. Là ça commence à être assez avancé: je veux gérer qui a les accès DDL ou pas, les accès DML ou pas. Et sans que l'outils écrive les requêtes à ma place.

    Au final, en un mois de dév je trouve ldap2pg assez complet et pas mal documenté! Et vous comment gérez-vous les rôles de vos instances PostgreSQL ?

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  • Claude Rich Bronsonisé (Journaux LinuxFR)

    Mon journal, mon petit, je ne voudrais pas te paraître léger ni encore moins grossier, l'homme de la pampa parfois rude reste toujours courtois mais la vérité m'oblige à te le dire, ton Antoine ne pourra plus commencer à nous les briser menues : Claude Rich est décédé aujourd'hui.

    Pour ceux qui ne le connaissent pas, je me rappelle surtout de lui comme Antoine dans les tontons flingueurs ou Panoramix dans Astérix et Cléopatre, ou encore en vieux politicien véreux dans Président, mais il a participé une liste de films assez impressionnante, tant en nombre qu'en qualité.

    RIP Monsieur.

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  • Le FBI strike again (Journaux LinuxFR)

    Ils ont toujours pas retrouvé Samantha mais les cybers criminels de toute la planète peuvent trembler et pleurer leur mère.

    Vous vous souvenez peut-être que les administrateurs de SilkRoad s’étaient fait attraper par la police fédérale des USA ? Et bien c’est au tour de AlphaBay de se voir débranché du DarkNet, et son « propriétaire » (ou lampiste…) rattrapé par la justice.

    D’après le FBI, là où on pouvait compter 14000 "listings" sur SilkRoad, il y en avait plus de 250000 sur AlphaBay.

    Durant cette opération, une autre plate-forme de marché libre et non faussé, Hansa Market, a aussi été arrêtée.

    Où vais-je trouver mon 3-MMC ? Et les balles blindées pour mon AK-47 ? Va-t-on devoir encore attendre six mois pour profiter du prochain BiduleBay ou MachinRoad ?!

    Autant de questions, quasi existentielles, posées par ce coup de poing de la justice dans le ventre des honnêtes commerçants du Darknet.

    https://www.fbi.gov/news/stories/alphabay-takedown

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  • Mageia 6 est sortie (Dépêches LinuxFR)

    La très attendue Mageia 6 est enfin disponible. Des problèmes de compatibilité avec des périphériques pas très libres — mais très utilisés — sont la cause principale de ce retard.

    En attendant cette sortie, la communauté des développeurs avait publié la robuste version 5.1 qui sera maintenue pendant encore trois mois. L’enjeu était de faire mieux et d’éviter les régressions.

    De nombreux testeurs utilisent au quotidien cette version depuis la parution de la version candidate. Elle semble tenir toutes ses promesses :

    • passage à Wayland par défaut pour GNOME (X.org reste disponible) et vous pouvez l’essayer avec KDE Plasma ;
    • ajout du média autonome (live) avec l’environnement Xfce, aux côtés des classiques KDE Plasma et GNOME, le tout sous GRUB 2 remplaçant de GRUB 1 ;
    • ajout de dnf2 en tant que gestionnaire de paquetages alternatif au classique urpmi et de l’interface graphique dnfdragora en plus du classique rpmdrake ;
    • prise en charge d’AppStream pour ajouter des méta‐données aux outils comme GNOME Logiciels (GNOME Software) et Plasma Discover pour découvrir des logiciels à installer ;
    • retour de la portabilité sur processeur ARM (pour les plus aventureux).

    Sommaire

    Les nouveautés principales de Mageia 6

    Bien qu’il ne s’agisse pas d’une nouvelle fonctionnalité, Mageia 6 prend en charge plus de 25 environnements de bureau et gestionnaires de fenêtres (les détails seront disponibles lors d’une prochaine publication sur le blog) ! Que ce soit KDE Plasma 5.8.7 (LTS), GNOME 3.24.2, MATE 1.18, Cinnamon 3.2.8, Xfce 4.12.1, LXQt 0.11…

    KDE Plasma

    Le passage de Qt 4 à Qt 5 permet d’alléger notablement KDE Plasma, que l’on ne peut plus qualifier de lourd.
    Presque toutes les applications KDE 4 ont été migrées vers Plasma, de sorte que vous bénéficierez d’une belle expérience unifiée.

    GNOME

    Le serveur d’affichage Wayland est activé par défaut, l’utilisation de X.Org reste possible au besoin, si votre matériel est défaillant. Sur les processeurs graphiques Intel (voire AMD et sans doute NVIDIA), l’interface HDMI est gérée de base pour envoyer la vidéo vers un écran LCD ; le Bluetooth aussi, pour envoyer l’audio sur votre chaîne Hi‐Fi.

    Les extensions GNOME Shell les plus classiques sont disponibles en paquets de base : hibernate-status, alternate-tab, apps-menu, auto-move-windows, common, drive-menu, launch-new-instance, native-window-placement, onboard, overrides, places-menu, screenshot-window-sizer, user-theme, window-list, windowsNavigator et workspace-indicator, permettant d’utiliser GNOME au clavier efficacement tout en conservant quelques fonctionnalités utiles.

    Xfce et les autres…

    Une version autonome (live) est distribuée en ISO aux côtés de KDE Plasma et GNOME pour permettre de tester un environnement plus léger. Vous pouvez tester sur clef USB ou DVD. Voici la gamme complète des images ISO de Mageia :

    • installation classique DVD pour 32 bits ;
    • installation classique DVD pour 64 bits ;
    • DVD autonome GNOME 64 bits ;
    • DVD autonome Plasma 64 bits ;
    • DVD autonome Xfce 32 bits ;
    • DVD autonome Xfce 64 bits.

    En synthèse des mises à jour

    Tous les logiciels dans les dépôts ont été reconstruits et mis à jour pour inclure les derniers et les plus importants logiciels de l’écosystème libre, vous trouverez ci‐dessous quelques‐uns des principaux composants inclus dans cette version :

    • système de base : noyau Linux 4.9.35 (LTS), systemd 230, X.org 1.19.3, Wayland 1.11.0, Mesa 17.1.4 ;
    • bibliothèques graphiques : Qt 5.6.2 (LTS), GTK+ 3.22.16 ;
    • environnements de bureau : Plasma 5.8.7 (LTS), GNOME 3.24.2, MATE 1.18, Cinnamon 3.2.8, Xfce 4.12.1, LXQt 0.11 ;
    • applications : LibreOffice 5.3.4.2, Firefox 52.2.0 ESR, Thunderbird 52.2.1, Chromium 57.

    Dans le détail des nouveautés de Mageia 6

    Prise en charge de Wayland

    Wayland est un protocole de serveur d’affichage plus simple et plus efficace que l’architecture de X.Org qui utilise un gestionnaire de fenêtres composite fonctionnant de concert avec le système X Window.

    Avec l’introduction des compositeurs (permettant des effets de transparence, d’ombre portée, etc.), X.Org ne peut plus être performant, car il constitue une étape supplémentaire entre l’application et le compositeur, ainsi qu’entre le compositeur et le matériel.

    Wayland a été proposé pour succéder à X11 : un serveur Wayland joue à la fois le rôle de compositeur (gestionnaire de fenêtres) et de serveur d’affichage.

    Wayland est donc une évolution majeure dans l’architecture GNU/Linux, même si elle n’est que peu visible pour la majorité des utilisateurs. Une couche logicielle est fournie pour faire fonctionner les anciennes applications, via une version spéciale du serveur X.Org fonctionnant au‐dessus de Wayland : XWayland.
    Une conséquence possible de la disponibilité de Wayland devrait être la disponibilité de jeux nécessitant un affichage performant.

    MCC : le Centre de contrôle Mageia

    Cet utilitaire qui permet de configurer le système contribue fortement à la réputation de Mageia. Il est hérité de Mandrake, puis de Mandriva Linux, et s’est perfectionné au fil des années et des versions. Il a bénéficié d’une heureuse cure de jouvence. De nouvelles icônes ont joliment amélioré la convivialité de MCC.

    Exemple de menu du MCC
    Cette illustration vient de la version anglaise mais, rassurez‐vous, Mageia vous propose une version française lors de l’installation. Mageia est certainement la plus française des grandes distributions.

    Ajout de DNF2

    Proposé par Fedora, dnf a été logiquement intégré à Mageia. Il est disponible en plus de l’outil classique d’installation urpmi.

    Les apports d’AppStream

    Les utilisateurs bénéficient de l’outil dnfagora dans la continuité de rpmdrake, pour une interface graphique améliorée et cohérente. Cela permet à l’utilisateur de rechercher un logiciel correspondant à son besoin, en se basant sur des méta‐données consolidées entre distributions.
    C’est un apport en complément du travail de Debian pour http://madb.mageia.org, avec les copies d’écran des applications graphiques. Il y a aussi la possibilité de participer à l’assurance qualité de Mageia

    Mageia 6 pour l’architecture ARM

    Le portage ARM (re‐)prend vie : démarré avec Mageia 1, il est désormais disponible sur les miroirs pour architecture armv5tl et armv7hl (respectivement ARMv5 et ARMv7, ce qui inclut le Raspberry Pi). Attention, cela reste réservé aux aventureux, des images d’installation pourront être disponibles par la suite, si suffisamment de personnes se montrent intéressées.

    Par exemple, les serveurs de base de données PostgreSQL 9.4 et 9.6 sont disponibles : http://madb.mageia.org/package/list/t_group/68/application/0/arch/armv7hl/page/2.
    Pour ceux intéressés, vous pouvez aussi suivre le statut des paquets inclus selon l’architecture : https://pkgsubmit.mageia.org/arm-status.html.

    Participer à l’activité de Mageia et de sa communauté

    Nos amis francophones de MLO sont très actifs dans le soutien en français aux utilisateurs de la distribution avec tutoriels et forums officiels pour Mageia.

    Pour autant, la difficulté à sortir une distribution dans les temps a pesé pour certains :

    • Mageia 5 est sortie en juin 2015 ;
    • Mageia 5.1 est sortie en décembre 2016 ;
    • Mageia 6 arrive enfin en juillet 2017, pour une date initiale (re‐)planifiée en mars ou mai 2017, mais initialement prévue en août 2016, reportée à décembre 2016 pour diverses raisons ;
    • entretemps Cauldron (la version de dév’) a continué d’évoluer, pris en compte Wayland notamment, des mises à jour de beaucoup de logiciels (et de jeux) sur le mode de la publication continue — rolling release — (« jouez aux dés », si vous en avez envie, c’est votre choix, cela a été le nôtre pendant toute cette période).

    C’est un vrai travail de motivation et de recrutement, d’accueil de nouveaux contributeurs qui a permis la sortie de cette version Mageia 6. En bref, vous êtes les bienvenus à rejoindre le projet et à le faire perdurer (ce qui nous tient à cœur et nous motive, pouvant permettre à chacun d’apprendre beaucoup plus qu’il n’en aurait espéré de son passage sous GNU/Linux). Les contributeurs à Mageia sont présents sur la plupart des événements du Libre : FOSDEM, RMLL, JDLL, POSS, premiers samedis, Kernel Recipes, etc. N’hésitez pas à venir à notre rencontre !

    Comme Mageia 5 est bien maîtrisée, vous avez au moins jusqu’au 31 octobre 2017 pour passer à Mageia 6 qui, elle, vous permettra d’être tranquille jusqu’au 16 janvier 2019. :-)

    Bon passage à Mageia 6 ! _o/*

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  • Matrix pour décentraliser Skype, Whatsapp, Signal, Slack et Discord (Dépêches LinuxFR)

    Matrix est un projet libre (licence Apache v2) définissant une nouvelle base (un ensemble d’API HTTP) pour une communication décentralisée, fédérée et temps réel.

    TL;DR Pour se faire une idée rapidement, le plus simple est de cliquer ici et de voir immédiatement à quoi cela ressemble en pratique : accès au salon LinuxFr via le client Riot.

    Logo de matrix.org

    Sommaire

    Présentation

    Architecture de Matrix

    Matrix propose de la communication décentralisée, mais ce n’est pas de la communication distribuée (contrairement à Tox, par exemple), donc pour fonctionner cela nécessite quand même au moins un serveur (plusieurs serveurs pouvant être fédérés) que l’on appelle communément « homeserver ».

    La question que l’on peut se poser directement, c’est la différence avec XMPP : j’en parle un peu plus loin dans la dépêche.

    Identité et serveurs

    Un utilisateur se connecte sur son homeserver via un client au moyen d’un identifiant unique appelé matrix user ID (MXID) qui est de la forme @username:homeserver.tld et d’un mot de passe.

    Les MXID sont cependant prévus d’être mis un peu en retrait par rapport aux 3rd party ID (3PID) qui correspondent aux adresses de courriel ou aux numéros de téléphone.

    Les serveurs d’identité (qui sont optionnels) permettent de faire le lien entre MXID et 3PID.

    Enfin, il y a les Application Services qui permettent de faire la passerelle avec d’autres protocoles (IRC, Slack, Skype, Lync, etc.).

    Salons de discussions et serveurs

    Les discussions entre utilisateurs se passent dans des salons, par exemple le salon #matrix:matrix.org où se trouvent les développeurs de Matrix (qui est très fréquenté et très actif).
    Cependant :

    • #matrix:matrix.org n’est qu’un alias spécifique au homeserver matrix.org, et n’importe qui peut lui donner un autre alias correspondant à son propre homeserver (par exemple #newmatrix:example.com). Le vrai identifiant du salon est en effet un nombre aléatoire ;
    • les messages échangés dans un salon sont stockés sur chacun des homeservers des utilisateurs participant au salon.

    La conséquence, c’est que si le homeserver matrix.org disparaît demain, les utilisateurs inscrits sur matrix.org (donc avec une adresse type @user:matrix.org) ne pourront plus se connecter, mais les participants de #matrix:matrix.org continueront comme si de rien n’était (sauf qu’ils remarqueront que les utilisateurs de matrix.org ne sont pas là). De nouveaux participants pourront même rejoindre le salon via un autre alias (#newmatrix:example.com).

    Le principe de la fédération

    Une analogie possible serait de comparer au fonctionnement des courriels :

    • chaque fournisseur de messagerie électronique est indépendant, avec ses utilisateurs et son serveur conservant les courriels ;
    • si le fournisseur de messagerie électronique n’est pas ouvert vers l’extérieur, les utilisateurs peuvent communiquer entre eux et les courriels restent sur le serveur ;
    • si le fournisseur de messagerie électronique est ouvert vers l’extérieur, les utilisateurs peuvent communiquer avec des utilisateurs d’autres fournisseurs, et les courriels échangés se retrouvent alors sur les serveurs respectifs.

    Matrix fonctionne de la même manière :

    • chaque homeserver est indépendant, avec ses utilisateurs et son serveur conservant les salons de discussions (avec leurs messages échangés) ;
    • si le homeserver n’est pas fédéré, les utilisateurs ne peuvent communiquer qu’entre eux et les salons de discussions restent sur le serveur ;
    • si le homeserver est fédéré, les utilisateurs peuvent communiquer avec des utilisateurs d’autres homeservers, et les salons de discussions impliquant des utilisateurs de différents homeservers se retrouvent répliqués sur les homeservers respectifs.

    Matrix network

    Tout comme pour les courriels, il n’y a donc pas de dépendance particulière à un homeserver en particulier, en tout cas en ce qui concerne les salons.

    Note : en ce qui concerne les serveurs d’identité (c’est optionnel), pour  l’instant, il vaut mieux rester sur ceux de matrix.org.

    Héberger un utilisateur n’est pas anodin, tout comme quelqu’un peut abuser de sa messagerie, un utilisateur de votre homeserver peut rejoindre un salon très fréquenté et surcharger ainsi votre homeserver (qui devra répliquer le salon).
    Cependant, si votre homeserver est rapide (processeur puissant et beaucoup de mémoire vive, ou pas beaucoup de charge), les utilisateurs de votre homeserver auront de meilleures performances pour se connecter et échanger des messages (même si les messages envoyés mettront du temps à être répliqués sur les autres homeservers surchargés).

    Différence avec XMPP

    La FAQ de Matrix présente elle‐même les différences avec XMPP : What is the difference between Matrix and XMPP?.

    Mais, essentiellement, on peut dire que :

    • XMPP est une spécification pour qu’un système puisse échanger des messages. Elle peut être étendue par un ensemble « d’extensions » élémentaires, dont la plupart sont optionnelles ;
    • Matrix est une spécification pour qu’un système puisse stocker des données arbitraires (« events ») et définit un moyen de synchroniser et résoudre les conflits entre les serveurs fédérés. Il n’y a pas de spécifications d’extensions comme XMPP, mais Matrix inclut nativement beaucoup plus de fonctionnalités (ils parlent eux‐mêmes de « kitchen sink ») afin de garantir que les différents clients disposent de fonctionnalités compatibles.

    La relation entre XMPP et Matrix est abordée un peu plus loin dans Concurrence avec les autres protocoles décentralisés.

    Implémentations

    Matrix n’est qu’une spécification, et il y a pleins d’implémentations différentes de serveurs et de clients disponibles. Mais, notons en particulier :

    • Synapse est l’implémentation de référence actuelle du serveur (appelée usuellement homeserver) et son futur remplaçant est Dendrite (qui semble être environ 300 fois plus rapide !). Il est aussi sous licence Apache v2 ;
    • Riot est un client multi‐plate‐forme qui semble être de loin le plus populaire (fonctionne sous un navigateur, sous iOS, sous Android et sous forme d’application indépendante sur votre bureau). Il est aussi sous licence Apache v2.

    Fonctionnalités

    À terme, les solutions autour de Matrix permettraient de remplacer Skype, Whatsapp, Signal, Slack et Discord car voici les fonctionnalités incluses :

    • appels audio‐vidéo entre deux personnes ou bien audio et visio conférences entre plusieurs personnes ;
    • messagerie instantanée entre deux personnes ou pour un groupe, incluant la possibilité d’échanger photos, vidéos ou n’importe quel type de fichiers ;
    • chiffrement des communications de bout en bout ;
    • plusieurs clients peuvent être utilisés simultanément avec la même identité ;
    • en installant son propre homeserver, on peut fonctionner complètement en autonome ou bien en rejoignant la fédération.

    Note : Cela pourra efficacement concurrencer Slack et Discord quand les fonctionnalités autour des groupes d’utilisateurs seront implémentées.
    Note 2 : Des fonctionnalités autour de l’IoT et de la VR sont aussi prévues, mais je n’ai pas vraiment eu le temps de voir où cela en était.

    Le problème

    Remarquons tout de même que le fait de rassembler tous les usages dans un seul logiciel ou protocole a un effet de bord gênant : on est poussé à utiliser la même identité pour tout. Avec plusieurs logiciels il est plus naturel de jongler avec plusieurs identités pour éviter de mélanger (par exemple identité professionnelle sous Slack, identité gamer sous Discord, identité personnelle sous Whatsapp et identité publique sous IRC).
    Pour l’instant le multi‐utilisateur est encore à l’étude.

    Tutoriel d’installation

    Vous pouvez suivre cet excellent tutoriel : Run your end‐to‐end encrypted chat server using Matrix and Riot.

    Par défaut, Matrix et Synapse utilise le serveur STUN de Google (issue 501) car c’est utile pour faire fonctionner l’audio‐vidéo si vous êtes derrière une box de FAI, par exemple.

    Pour l’instant, pour être vraiment indépendant de Google ou si vous voulez traverser un pare‐feu difficile (typiquement dans une entreprise), vous pouvez installer un serveur TURN. Voici comment faire avec Synapse et coturn.

    Riot, un client populaire

    Afin de vous faire une idée de Matrix et Riot, rien de plus facile que d’aller sur l’application Web Riot pour, par exemple, accéder au salon #riot:matrix.org regroupant les développeurs et la communauté Riot (pas de création de compte requise) ou se créer un compte et ensuite discuter avec l’agent conversationnel (chat bot) @riot-bot:matrix.org. Cela permet de se faire une idée des possibilités avant d’installer l’application sur votre bureau ou sur votre téléphone mobile.

    Je vous invite d’ailleurs à venir faire un tour ici pour discuter de la dépêche : accès au salon LinuxFr via le client Riot.

    Riot client

    À noter que Riot n’est pas encore complètement finalisé, mais qu’il y a une certaine attention aux détails. Par exemple, l’implémentation des notifications poussées est intéressante : Riot’s magical push notifications in iOS.

    En revanche, l’application Riot sous Android peut être très gourmande en énergie lorsque Google Cloud Messaging n’est pas disponible (par exemple, en utilisant F-Droid sans installer les GApps), car dans ce cas‐là les notifications poussées ne fonctionnent pas.

    Le projet peut‐il réussir ?

    La notion de réussite est bien entendu toute relative. Mais, dans le cas d’un outil de communication, la réussite peut se mesurer à la taille du réseau (loi de Metcalfe), car l’outil n’a que peu d’utilité s’il n’y a pas grand monde avec qui communiquer (et il sera alors inévitable que son développement stagne ou périclite).

    D’un point de vue grand public, il semblerait que la plupart des protocoles, services et outils de communication ayant réussi dernièrement sont ceux ayant apportés une « killer feature » : ils ont apporté une réelle nouveauté, ou bien tellement amélioré quelque chose par rapport à l’existant que l’on peut parler de « rupture technologique ». Citons par exemple : Facebook, Skype, Instagram, Whatsapp, Snapchat

    Note : Il y aussi le succès chinois impressionnant de WeChat, mais son succès est plus difficile à analyser du fait de la politique d’intervention chinoise.

    Des messageries instantanées tentent actuellement de percer en se lançant sur le créneau du chiffrement (ou de la vie privée) : Signal ou Telegram.

    Note : Chiffrement n’entraîne pas forcément l’impossibilité de censure, comme on vient de le voir avec Telegram qui accepte de supprimer des contenus terroristes.

    Si l’on regarde les caractéristiques qui définissent Matrix, on peut se demander si ce sera suffisant pour réussir :

    • logiciel libre : à fonctionnalité équivalente, je ne suis même pas sûr que cela pèse significativement dans la balance par rapport à d’autres facteurs (marketing, par exemple) ;
    • décentralisé : je ne connais aucun logiciel ayant vraiment réussi grâce à sa fonctionnalité de décentralisation ;
    • intégration des fonctions de plusieurs logiciels : le risque est certainement d’être moyen ou bon partout mais pas exceptionnel sur un point en particulier (« Jack of all trades, master of none ») ;
    • interopérable : on pourrait presque penser que c’est un handicap car cela ne pousse pas les utilisateurs à changer.

    On peut citer les succès et échecs relatifs du protocole XMPP, de logiciels interopérables comme Trillian ou Pidgin, de Google+ ou Google Hangouts. Cependant, il y a d’autres contre‐exemples comme Facebook Messenger, Apple Facetime, Slack ou Discord, dont les succès ont peut‐être plus à voir avec une expérience utilisateur excellente (en particulier au niveau intégration) qu’avec une technique excellente.

    Une des leçons à retenir avec XMPP, est le cas Google Talk. L’un des dangers avec un protocole ouvert c’est qu’un des acteurs utilise la technologie pour attirer les utilisateurs pour ensuite en profiter pour pousser leur propre technologie en parallèle (qui sera, bien entendu, bien mieux compatible avec ses propres services). Et c’est peut‐être exactement ce qu’a fait sciemment ou inconsciemment Google Talk.

    Au niveau de la concurrence, outre les protocoles XMPP, IRC et SIP, voici donc quelques logiciels dont les fonctions sont actuellement plus ou moins couvertes par Matrix :
    Skype, Whatsapp, Signal, Slack, Discord, Tox, Ring, Wire, SecuShare (Psyc), Zyptonite, Wickr, Telegram, Ricochet, ChatSecure, MatterMost, Mumble, Jitsi, Threema, Briar, Viber, Facetime, Google Hangouts, Google Duo, Mastodon, Facebook Messenger, Semaphor, Trello, Ricochet, OnionShare, Kik, SnapChat, Asana, HipChat, TeamSpeak, Delta Chat, BlueJeans, Jabber

    Enfin, même Amazon vient de se lancer sur le créneau avec son Anytime (sans doute pour imiter le succès de WeChat).

    Certains ont tenté de comparer les différentes solutions entre elles :

    On voit donc que le chemin semble relativement ardu pour Matrix, ils n’ont clairement pas choisi la voie la plus facile (et c’est tout à leur honneur).

    Mais il semblerait que l’engouement soit là ; si l’on regarde ces deux graphiques :

    Nombre d’utilisateurs
    Total du trafic

    Encore un autre standard ?

    Je mets le lien vers le fameux comics XKCD, car de toutes façons il y aura toujours quelqu’un pour le faire :
    Standards

    Les développeurs de Matrix (et à ce stade presque tous les développeurs) sont conscients de ce comics et des écueils associés. Ils ont quand même le mérite de tenter de résoudre le problème plutôt que de juste se satisfaire de l’état existant.

    Concurrence avec les autres protocoles décentralisés et passerelles

    Les protocoles décentralisés ne sont pas vraiment en « concurrence » les uns avec les autres au sens traditionnel du terme.
    La plupart des développeurs travaillant sur le thème de la décentralisation partagent souvent la même idéologie et les mêmes objectifs, souvent en opposition avec toute une industrie essayant de garder leurs utilisateurs en otages dans leurs silos respectifs (cf. discussion sur le sujet).

    Du coup, la valeur d’un réseau décentralisé est à évaluer (loi de Metcalfe) en fonction de l’ensemble des utilisateurs des réseaux décentralisés (pour peu qu’il existe des passerelles entre les réseaux).

    Ainsi, Matrix peut fonctionner avec des passerelles (bridges) permettant de communiquer avec d’autres réseaux et protocoles (comme IRC ou XMPP) : Matrix Application Services.

    XKCD Matrixified v2

    Pourriel

    On peut affirmer sans trop se tromper que le courriel indésirable, autrement appelé pourriel ou spam en anglais, est un des fléaux qui empoisonnent l’utilisation du courrier électronique.
    Cela atteint un tel point qu’il devient difficile d’héberger son propre serveur de messagerie, car on peut être rapidement placé sur liste noire (« blacklisté ») par les principaux fournisseurs de messagerie électronique (Gmail par exemple). La conséquence indirecte est que cela a tendance à concentrer les pouvoirs dans un nombre plus restreint de fournisseurs (et donc à dé‐fédérer).

    Actuellement, il n’y a pas grand‐chose de disponible pour lutter contre les abus (pourriels, propagande, messages injurieux, alternative factsfake news et autres). Il n’y a même rien en développement si ce n’est une grosse réflexion sur ce qu’il faudrait faire. Si vous avez des idées sur le sujet, c’est le moment idéal pour participer.

    Mais cela pourrait être un axe très intéressant de développement car c’est un problème contre lequel butte tous les grands acteurs comme Google, Facebook ou Twitter (à l’aide de milliers de modérateurs).

    Conclusion

    Pour mon cas d’utilisation (discussions informelles entre amis et avec la famille), l’état actuel est complètement utilisable. Un soin particulier a en effet été apporté pour que l’interface utilisateur soit accessible et pas trop confuse. Du coup, je n’ai pas eu de difficulté particulière à convaincre des utilisateurs à me rejoindre (ils ont juste eu à aller sur leur magasin d’application favori et de télécharger l’application).

    Limitations

    Pour vous donner une idée un peu concrète des limitations actuelles, voici quelques exemples de soucis que j’ai rencontrés pour mon cas d’utilisation (cependant, d’autres personnes auraient sans doute choisi de souligner d’autres choses plus importantes à leurs yeux).

    Pour celui qui administre un homeserver, la gestion est encore très manuelle :

    Le chiffrement de bout en bout (e2e encryption) fonctionne sur le principe, mais il reste du travail pour que ce soit vraiment utilisable :

    • l’identité des participants d’un salon est (pour l’instant) toujours en clair ;
    • les métadonnées associées aux messages sont aussi (pour l’instant) toujours en clair ;
    • l’interface utilisateur pour échanger les clefs entre clients est encore très manuelle et assez pénible (issue #2996) ;
    • quelqu’un rejoignant en cours de route un salon chiffré n’a pas accès aux messages précédant son arrivée (issue #2286).

    La visioconférence à plusieurs (trois personnes et plus) ne fonctionne pas très bien et nécessite que votre homeserver soit fédéré (mais la migration vers une solution autour de Jitsi est en cours) (issue #1869).

    La gestion de groupes d’utilisateurs (afin de pouvoir concurrencer Slack et Discord) est prévue très prochainement, mais n’est pas encore disponible (issue #3842).

    Le partage d’écran dans une discussion vidéo fonctionne mais n’est pas encore vraiment public (il faut cliquer sur le bouton vidéo en maintenant appuyée la touche majuscule) et il n’est pas encore possible de partager juste une fenêtre (issue #3025)

    Il n’y a pour le moment rien pour lutter contre le pourriel, cela tombe bien, car il n’y en a pas encore. Ce serait presque une marque de reconnaissance, « un problème que l’on aimerait avoir », car cela signifierait que le succès est suffisamment indéniable pour que les spammeurs s’intéressent à Matrix.
    En particulier, votre identité d’utilisateur (par exemple @nom:example.com) n’est pas très privée et se retrouve sur l’annuaire public des utilisateurs (user directory) dès que vous participez à un salon public (un peu comme si votre adresse de courriel se retrouvait dans un annuaire global public si vous êtes présent dans une liste de diffusion publique).

    Enfin, il faut avouer que le nom « Matrix » n’est pas très « SEO‐Friendly » et évolue peut‐être en terrain miné. Si, par exemple, on cherche « Matrix IoT », on tombe sur un autre Matrix qui se présente comme « The World’s First IoT App Ecosystem ». De même, si l’on cherche « Matrix VR », on tombe sur plein de résultats qui n’ont rien à voir avec Matrix.org.

    Aider le projet Matrix

    Matrix est développé depuis 2014 sous l’impulsion initiale de deux employés de Amdocs : Matthew Hodgson et Amandine Le Pape (qui est inscrite sur LinuxFr !). Aujourd’hui, Matrix.org n’a pour l’instant pas de statut particulier (association à but non lucratif ou fondation, par exemple).

    Matrix s’est développé très rapidement ces derniers temps, grâce au fait que onze personnes étaient payées ou sponsorisés par Amdocs (et aussi OpenMarket) pour travailler spécifiquement dessus. Cependant, la société a décidé dernièrement de réduire les fonds alloués de 60 %, ce qui met le projet soudainement dans une situation difficile.

    Les développeurs font donc appel à la communauté pour pouvoir en partie financer le développement : A Call to Arms: Supporting Matrix!

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  • Free Hardware Design, pour que le débat continue et que les initiatives se multiplient ! (Journaux LinuxFR)

    Des articles publiés sur linuxfr.org m'ont particulièrement intéressé ces derniers temps :

    https://linuxfr.org/news/un-pas-en-avant-pour-les-serveurs-libres-le-projet-nerf
    https://linuxfr.org/news/le-logiciel-libre-au-dela-de-x86 (2016)

    et pas mal d'articles avec les mots clefs openhardware, coreboot, libreboot, replicant, opencores, librecores, risc-v… Ils complètent parfaitement les articles sur la thématique de la décentralisation et de l'autohébergement. Car sauver Internet d'un avenir sombre nécessite également un peu d'autonomie au niveau du hardware.

    Je suis bien content que certains débats sur "Qu'est-ce que le hardware libre ?" ou "Qu'est ce que la frontière hard/soft ?" aient eu lieu et que certains aient abouti, par exemple avec le concept de "Free Hardware Design" (et le déblocage de GNU Stallman à parler des libertés pour le hardware de manière générale).

    Maintenant ces articles nous donnent certes un état des lieux mais ils aboutissent souvent aux mêmes conclusions et aux mêmes agacements :

    1) OK, On a du software libre partout, des browsers internet, des protocoles, des suites bureautiques, des outils de développement, du Linux pour le HPC, du Ubuntu pour le monde académique, du RedHat pour l'entreprise et 2 milliards de smartphone Android (80% de part de marché)…

    2) Mais les téléphones sous Android sont une catastrophe : des puces gps et gsm complètement indépendantes du cpu et qui n'en font qu'à leurs têtes, des firmwares fermés wifi/bluetooth…

    Par ailleurs, les SoC ARM ne sont pas assez standardisés, avec parfois des bootloaders fermés, souvent des firmwares fermés, des circuits imprimés libres pratiquement inutiles puisque les puces dessus ne le sont pas et certains avec des designs CPU/GPU vraiment bizarres (sans parler que même coté soft, c'est pas glorieux…des portages Linux 3.4 hyper crados quand 3.14 est déjà obsolète depuis quasiment 1 an, pas de device tree, des portages u-boot hyper crados, rien de maintenu, un business-model favorisant les performances hardwares plutôt que la maintenabilité des codes…)

    Enfin, les cartes mères à base de Intel ME nous donnent envie de vivre dans une forêt à la montagne loin de la civilisation.

    3) Des âmes charitables, patientes, motivées, courageuses, font du reverse engineering : 0.1% des cartes mères acceptent coreboot, 0.01% cartes mères acceptent libreboot, 0.1% des téléphones acceptent replicant et parmis ceux-là, 0.01% sont capable de … téléphoner… (chiffres volontairement pipeau).

    4) Tout celà au prix de centaines d'heures de travail acharné et sur du matériel dépassé pour les standards auquels on est habitué.

    5) Un design libre de puce ne signifie pas fabriquer une puce, opération bien plus onéreuse.

    J'ai donc deux questions pour la communauté libriste :

    A) Puisqu'à court terme, il est illusoire d'avoir un pc puissant, avec un bon ratio MIPS/Watt, portable, totalement libre. Quelles auraient été, selon vous, les conclusions de l'article
    https://linuxfr.org/news/le-logiciel-libre-au-dela-de-x86
    s'il avait un peu plus targetté le monde des ordinateurs un peu moins puissants ou moins efficient énergétiquement ? Par exemple, celui des SoC Arm ou Mips.
    Pour être plus précis, parmis les gens qui s'y connaissent un peu en SoC, quels boards sont totalement libres à l'heure actuelle ou si ça n'existe pas, qu'est ce qui s'en rapprochent le plus ?
    Par exemple certains semblent être séduit par le Raspberry Pi 3 et sa large communauté mais il est très peu compétitif comparé à pleins de SoC moins chers et beaucoup plus puissants (exemple Odroid-C2, Nanopi-M3, Pine64, etc…) et il a été pas mal critiqué pour le firmware de la puce broadcom cpu/gpu et son bootloader. D'ailleurs un des fondateurs du Raspberry Pi a notamment fondé LowRISC pour, je cite, entre autres, "aim to produce volume silicon for a complete open-source SoC".

    B) À long terme, je crois qu'on est beaucoup à être d'accord, on devra se retrousser les manches et mettre les mains dans le camboui du "Free Hardware Design". Ce qui est d'ailleurs beaucoup plus motivant que l'utile mais ingrat reverse-engineering. Préparons donc le terrain d'une informatique libre hard+soft pour les générations à venir. Que les designs libres pullulent sur des serveurs git autohébergés, qu'on ouvre squats et qu'on aménage hackerspaces pour flasher du FGPA à tout va, qu'on contribue aux infrastructures/projets lévitant autour de risc-v et qu'on fasse tourner nos machines Coreboot+Debian/Yunohost/Tails sur du matériel enfin libéré.

    En attendant, je vais regarder quelques conférences sur coreboot, risc v5, rocket, boom, lowrisc, chisel, ron minnich. J'attends avec hâte les vidéos des conférences Coreboot 2017 mais il y a déjà pas mal à voir sur les précédentes éditions ainsi que les workshops risc-v.

    Il y a encore cependant pas mal de points qui me paraissent un peu obscur pour l'instant : quelles sont les limites du FGPA, en quoi u-root est il vraiment plus pratique que busybox, est-ce une bonne chose de commencer à étudier la description de matériel via chisel (quand on a déjà fait un peu de VHDL il y a 15 ans mais qu'on a tout oublié.) ?

    Que le débat continue et que les initiatives se multiplient ! ZAD Partout !

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  • Revue de presse — juillet 2017 (Dépêches LinuxFR)

    L’été est là et son lot de numéros doubles de vos magazines préférés que vous retrouverez en kiosque aussi. Voici notre revue de la presse papier, celle que vous pouvez encore trouver, en 2017, chez votre marchand de journaux.

    Au sommaire de ce mois‐ci, il y a du Raspberry Pi, forcément, mais pas que. Il y a aussi :

    • GNU/Linux Magazine France no 206, pour lequel nous ne ferons que paraphraser ici le Pr Hammond : « Je déteste valgrinder Duke Nukem 3D, bordel ! Mélanger comme ça la détection d’erreur avec le jeu vidéo… C’est mieux de faire les choses dans l’ordre ». Sur quoi, Georges aurait répondu « Va te faire branler, trotskard. » ;
    • Linux Pratique no 102, qui vous remet d’office à la programmation par l’exemple avec la réalisation d’un jeu type Pong avec le langage Processing. Mais aussi l’installation de Mastodon, de la diffusion avec VLC, le chiffrement complet de l’ordinateur ou encore l’immanquable cahier dédié au Raspberry Pi ;
    • MISC magazine no 92 revient sur les techniques de « reverse engineering » et les outils actuels pour parvenir à ses fins en fonction de la plateforme. Les smarts cities (suite et fin ?) et aussi du cul ! Enfin, plus sérieusement (MISC oblige), l’analyse d’un sex toy connecté (ils l’avaient oublié dans le hors‐série toujours en vente d’ailleurs) ;
    • Hackable Magazine no 19 toujours à fond sur la bidouille, l’Arduino (émetteur 443 MHz), le Raspberry Pi (supervision) et des liaisons radio pour sextobjets connectés sur le réseau LoRa ;
    • Linux Pratique hors‐série no 39 refait le tour du shell et de la ligne de commande ;
    • GNU/Linux Magazine hors‐série no 91, point de RaspPi, mais de l’Android et la création d’une application de Geocaching afin de découvrir les aspects avancés de la programmation pour ce système d’exploitation pour mobiles (structuration projet, manipulation des capteurs, communication Bluetooth, SMS et la partie publication au monde incluant toute l’interaction avec le Play Store et les possibilités de monétisation ;
    • Linux Inside nos 35 et 36, après l’ultime, voici le guide pratique et le spécial projets Raspberry Pi ;
    • et Linux Identity offre cette fois du Tails avec son petit guide, en plus de la cohorte habituelle des kits, packs et starters pour récupérer des distributions en masse sur d’innombrables CDDVD‐ROM contenant de l’Ubuntu en pagaille, Xubuntu, Ubuntu GNOME, Ubuntu Mentholée, Ubuntu Origins (aka Debian) et Tails. On le répète, mais on attend toujours la clef USB !

    Et toujours :

    • Planète Linux no 96, avec Linux Mint 18.1, Korora 25 et AntiX 16 ;
    • MISC hors‐série no 15 : la sécurité des objets connectés.

    GNU/Linux Magazine no 206

    GNU/Linux Magazine numéro 206

    Linux Pratique no 102

    Linux Pratique numéro 102

    MISC no 92

    MISC numéro 92

    Hackable Magazine no 19

    Hackable Magazine numéro 19

    Linux Pratique hors‐série no 39

    Linux Pratique hors‐série numéro 39

    GNU/Linux Magazine hors‐série no 91

    GNU/Linux Magazine hors‐série numéro 91

    Linux Inside nos 35 et 36

    Linux Inside numéro 35

    Linux Inside numéro 36

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  • Version 2.11 de la billetterie e‐venement (Dépêches LinuxFR)

    e‐venement est un logiciel libre de billetterie informatisée sous licence GPL. La version 2.11, XI.I Samhain, est sortie fin juin 2017.

    Moins technique sur les usages que les précédentes, elle augmente l’expérience de l’utilisateur au travers d’ajouts ergonomiques, de personnalisation des données affichées, d’aides à la saisie et de stockage d’informations pertinentes à son métier.

    Cette nouvelle version d’e‐venement apporte comme toutes les précédentes son lot de nouveautés et de corrections de bogues. Mais elle amorce à elle seule le virage vers le futur d’e‐venement. On notera en particulier l’apparition d'une API de vente en ligne.

    De nouvelles orientations

    Des choix importants se sont profilés au cours de son développement et ont amené à repenser les actuels et futurs développements.

    De nouvelles fonctionnalités, mises en place au travers de services internes et en particulier utilisées par de nouvelles API (dont une API de vente en ligne), offrent de nouvelles perspectives en termes d’innovation et de continuité avec les futures versions d’e‐venement. Nous nous rapprochons doucement mais sûrement de la version 3 d‘e‐venement.

    Le tournant est pris, la volonté suit. Que cette nouvelle mouture d’e‐venement apporte à tous, utilisateurs, intégrateurs et développeurs, l’envie d’aller toujours plus loin dans ce métier passionnant qu’est la billetterie.

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  • Gnome va passer à GitLab (Journaux LinuxFR)

    Au cours des derniers mois, Gnome a étudié la possibilité de faire évoluer leur infrastructure de développement, basé sur le couple cgit / bugzilla vers quelque chose de plus moderne, dû à l'obsolescence de ces derniers (vieillissant, peu d'évolution, peu d'intégration, mauvais workflow, …). À un point de faire fuir de potentiels nouveaux contributeurs (personnellement je ne peux que confirmer cela).

    Cinq solutions techniques ont été un temps envisagées : GOGS, Gitea, Pagure, Phabricator et GitLab. Rapidement réduit aux deux derniers.

    Après une comparaison poussée entre les deux (voir ici) c'est GitLab qui a été choisi, notamment jugé meilleur du point de vue interface (le fait d'être proche de GitHub fut un avantage). Ainsi que la présence d'intégration continue.
    Mail d'Alan Day. Par contre la communauté est invitée à partager ses commentaires et avis pour ceux qui ont une expérience de l'outil . Une manière d'essayer d'anticiper d'éventuelles surprises ou points bloquants mais on imagine très mal que le souhait soit de rester au temps des dinosaures.

    Une instance de test a été déployée. À noter que ça semble être la version communautaire qui sera utilisée.

    Par contre la migration complète risque d'être longue et difficile. Des discussions sont aussi en cours pour déterminer le processus. Il semble exclus de migrer tous les bugs de bugzilla vers GitLab.

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  • Firefox Photon: comment l'interface va redevenir ce qu'elle était (Journaux LinuxFR)

    Bonjour,

    Du travail et en cours chez Mozilla Firefox avec un projet nommé « Photon » dont le but est de changer l'interface utilisateur.

    Vous pouvez, par exemple, suivre les nouveautés sur ce blog.

    Il y a beaucoup de changements, et un certain nombre me font penser à l'interface avant Australis et ses onglets courbes, en voici quelques exemples (notez d'ailleurs que les onglets vont redevenir rectangulaires !) :

    Nouveau menu hamburger

    Vu qu'il ne sera plus modifiable, un nouveau bouton apparaît :

    Nouveau bouton

    Nouvelles animations

    Le bouton de recharge / arrêt est animé différemment.

    Vos retours !

    Tout ceci se passe sur la nightly, alors n'hésitez-pas à donner vos retours en l'essayant, et en ouvrant des tickets le cas échéant.

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  • Agenda du Libre pour la semaine 29 de l’année 2017 (Dépêches LinuxFR)

    Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 17 événements (0 en Belgique, 15 en France, 0 au Luxembourg, 2 au Québec, en Suisse et 0 en Tunisie) est en seconde partie de dépêche.

    Sommaire

    [QC Montréal] (3L)-Logiciels Libres en liberté - Le lundi 17 juillet 2017 de 18h00 à 21h00.

    Accueil rencontre:
    (3L)-Logiciels Libres en liberté groupe d’utilisateurs de Logiciels Libres, de niveau débutant qui tiendra sa rencontre régulière mensuelle tout les 3ième lundi de chaque mois.Amener vos portables et votre bonne humeur. Venez  jaser sur les logiciels libres, Nous montrer vos découvertes, poser vos questions?

    [FR Lyon] Debian et Cie - Le lundi 17 juillet 2017 de 19h30 à 21h30.

    Atelier Debian - ALDIL

    En moyenne, tous les 3èmes lundi de chaque mois, l'ALDIL, Association Lyonnaise pour le Développement de l'Informatique Libre organise des ateliers autour du système d'exploitation GNU/Linux Debian.

    L'occasion de découvrir et d'échanger avec les membres de la communauté ses trucs et astuces.

    Chaque atelier s'articule autour d'un thème pour découvrir de nouvelles fonctionnalités ou approfondir ses connaissances.

    Ces ateliers ont lieu à la MJC Montchat de 19h à 21h30 au : 53, rue Charles Richard, 69003 Lyon.

    Ces ateliers sont ouverts à tous… libres et gratuits

    [FR Reims] G.L.O.U. - Le mardi 18 juillet 2017 de 18h00 à 20h30.

    Le G.L.O.U. est l'occasion de boire un coup entre amis des libertés, et de discuter de tout et de rien.

    Les vacances d'été ont commencé, mais l'association est toujours là.

    Nous vous proposons de se retrouver autour d'un verre, condition primordiale, avec ou sans alcool, mardi 18 juillet 2017 à 18h00.

    Lieu

    Grand comptoir de Reims
    à l'intérieur de la Gare de Reims centre.

    [FR Paris] Atelier Emacs - Le mardi 18 juillet 2017 de 19h00 à 22h00.

    Nous sommes quelques emacsiens à nous réunir à Paris pour apprendre les uns des autres : c’est ouvert aux non-emacsiens, aux débutants, aux utilisateurs avancés et aux vimistes !

    Le prochain atelier aura lieu le mardi 18 juillet de 19h à 22h chez inno3.fr, au 137 Boulevard de Magenta 75010 Paris.

    Nous commencerons avec un petit tour de table, puis Bastien fera une brève introduction au langage Emacs Lisp.

    Le nombre de participants est limité à 12.

    Pour vous inscrire, il vous suffit d'envoyer un mail à Bastien : bzg@bzg.fr

    [FR Grenoble] TupperVim - Le mardi 18 juillet 2017 de 19h00 à 23h00.

    La Guilde des Utilisateurs d'Informatique Libre du Dauphiné organise un atelier TupperVim.

    Le format est à mi chemin entre un atelier pratique et un apéro informel, pour échanger des trucs et astuces sur le célèbre éditeur de texte.

    N'hésitez pas à venir, débutants ou confirmés, pour apprendre des choses, discuter avec d'autres vimistes, et prendre l'apéro.

    [FR Callian] Linux et les Logiciels Libres - Le mercredi 19 juillet 2017 de 18h00 à 21h00.

    Venez découvrir Linux et les logiciels libres, mais aussi vous faire aider avec votre matériel informatique quel qu'il soit, imprimante, box, tablette, smartphone y compris.

    Cette année, nos objectifs évoluent, c'est à dire les logiciels libres restent comme l'objectif principal, mais aussi d'aider les gens avec leur matériel informatique quel qu'il soit, imprimante, box, tablette smartphone y compris.

    Venez avec vos machines même sous Windows ou Mac/os, nous ne vous laisserons pas tomber, nous considérons, que vous n'êtes pas responsable de l'hégémonie commerciale des produits non libres.

    Mais pourquoi venir aux réunions ?
    1°) Découvrir, Essayer, Installer Linux
    2°) Régler vos problèmes Windows ou Mac

    Venez nombreux, même par curiosité ! Les animateurs seront heureux de vous accueillir et nous insistons.

    L'accès est totalement libre et gratuit !

    Merci de vous inscrire par mail et d'indiquer le soucis à régler si besoin.

    [FR Perpignan] Initiation Programmation - Apéro Coding - Le mercredi 19 juillet 2017 de 18h00 à 21h00.

    Atelier Initiation Programmation suivi d'un apéro à partir de 19H au hackerspace de Perpignan le Alicelab.

    Venez avec votre portable, places limitées, contacter Stephane (téléphone sur le site du alicelab.fr) pour plus de renseignements.

    [QC Montréal] Meetup Technologies Web et Logiciels Libres - Le mercredi 19 juillet 2017 de 18h00 à 20h00.

    Le 19 juillet rejoignez-nous pour une séance autour de 2 thématiques :
    1/ Présentation de Angular
    2/ Docker : comment mettre en place son environnement de développement personnel ?

    [FR Champs-sur-Marne] Mapathon Missing Maps - Le mercredi 19 juillet 2017 de 18h30 à 21h30.

    Venez nous aider à cartographier sur OpenStreetMap, la carte du monde collaborative et libre !

    CartONG, et le FOSS4G Europe vous invitent à un mapathon Missing Maps pour découvrir la cartographie participative et humanitaire dans OpenStreetMap : pas besoin d'être un expert, c'est accessible à tout le monde !

    Pourquoi ?

    L’objectif du projet Missing Maps est de créer des cartes pour les zones de crise des pays en voie de développement qui en ont le plus besoin. En effet, on peut penser qu'aujourd'hui toutes les parties du monde sont cartographiées, mais en réalité nombreuses régions ne possèdent encore aucunes cartes. L'objectif de Missing Maps est donc de cartographier toutes ces zones encore invisibles sur les cartes, pour permettre par la suite aux collectivités locales et acteurs de l'humanitaire de pouvoir agir plus efficacement en cas de crise. 

    Comment ? 

    Avec la plateforme de cartographie libre et contributive OpenStreetMap (OSM, le « Wikipédia des cartes ») un outil formidable pour « remplir les blancs », n'importe qui peut participer à la cartographie de n'importe quelle zone de la planète : il suffit d'un ordinateur, d'une souris et d'une connexion internet ! Grâce à la couverture globale d'image satellites disponible aujourd'hui, il est possible de tracer facilement routes, bâtiments ou cours d'eau, autant d'informations très utiles pour les organisations humanitaires et de développement sur le terrain.
     

    Le programme de la soirée

    Nous vous proposons de découvrir comment contribuer à OpenStreetMap durant un « mapathon ». Cet événement s'inscrit dans le cadre de l'initiative globale Missing Maps, projet humanitaire qui vise à cartographier en amont les parties du mondes vulnérables aux catastrophes naturelles, crises sanitaires, environnementale, aux conflits et à la pauvreté. 

    Au programme :

    • 18h30 : accueil des participants
    • 18h40 : Mot de bienvenue, présentation du projet Missing Maps et du déroulement de la soirée
    • 18h50 : Présentation de la contribution dans OSM
    • 19h00 : Cartographions !

    Lightning Talks 

    • 21:30 Fin du mapathon

    Où?

    A l'ENSG, salle L005, 6 et 8 Avenue Blaise Pascal Cité Descartes - Champs-sur-Marne 77455 Marne la Vallée Cedex 2

    Un grand merci à l'ENSG et le FOSS4G Europe pour l'accueil et le soutient

    Venez nombreux, et n'oubliez pas votre ordinateur portable, et souri(re)s !

    [FR Chartres] OpenAtelier - Le mercredi 19 juillet 2017 de 20h00 à 23h59.

    L'OpenAtelier est un moment de rencontre et de partage ou les membres et curieux sont invités à échanger sur leurs idées et leurs projets.

    Les espaces techniques sont également ouverts aux réalisations (électronique, informatique, menuiserie, impression 3D, découpe vinyle…).

    Pour les curieux, c'est le bon moment pour venir découvrir l'association et ses membres.

    [FR Toulouse] Rencontre Tetalab - Le mercredi 19 juillet 2017 de 21h00 à 23h00.

    Rencontre hebdomadaire des hackers et artistes libristes Toulousains.

    [FR Paris] Soirée de Contribution au Libre - Le jeudi 20 juillet 2017 de 19h30 à 22h30.

    Parinux propose aux utilisateurs de logiciels libres de se réunir régulièrement afin de contribuer à des projets libres. En effet, un logiciel libre est souvent porté par une communauté de bénévoles et dépend d'eux pour que le logiciel évolue.

    Nous nous réunissons donc tous les dans un environnement propice au travail (pas de facebook, pas de télé, pas de jeux vidéos, pas de zombies).

    Vous aurez très probablement besoin d'un ordinateur portable, mais électricité et réseau fournis.

    En cas de difficulté, vous pouvez joindre un des responsables de la soirée, Emmanuel Seyman (emmanuel (at) seyman.fr), Paul Marques Mota mota (at) parinux.org, ou Magali Garnero (Bookynette) tresorier (at) parinux.org.

    Pour obtenir le code d'entrée de la porte cochère, envoyez un mail au responsable.

    On peut amener de quoi se restaurer (Franprix, 8 rue du Chemin Vert, ferme à 22h)

    Regazouillez sur Twitter - Wiki des soirées

    Programme non exhaustif

    • Fedora (sa traduction)
    • Parinux, ses bugs et son infrastructure
    • April, … y a toujours quelque chose à faire
    • Open Food Facts/ Open Beauty Facts, sa base de données, ses contributeurs, sa roadmap
    • Schema racktables, son code
    • Agenda du Libre, mise à jour et amélioration du code
    • Ubuntu-Fr, son orga, ses événements
    • En vente libre, maintenance et commandes
    • Open street map, une fois par mois
    • Linux-Fr sait faire

    tout nouveau projet est le bienvenu.

    [FR Montpellier] Les logiciels libres, parlons-en ! - Le vendredi 21 juillet 2017 de 17h00 à 19h00.

    Le Faubourg Marché, qu’est-ce que c’est ?

    Le Faubourg Marché est une permanence partagée qui permet aux associations d’accueillir ensemble, les publics de ces associations une fois par semaine, le vendredi entre 17h00 et 19h00, au 19, rue du Faubourg de Nîmes, 34000 Montpellier.

    L’idée est de s’informer et d’informer les adhérents des diverses associations sur le fonctionnement du lieu et des associations, et notamment sur les 5 partenaires qui l’animent et lui permettent ainsi d’exister (autour.com, L’Accorderie, enercoop, modulauto, La Nef). Lors de cette permanence partagée vous pourrez rencontrer les associations La Graine (monnaie locale de Montpellier), éCOhabitons, Montpellier à pied, et bien sûr Montpel’libre.

    Alors, si vous avez un peu de temps le vendredi soir, voici une occupation qui me semble très intéressante.
    Montpel’libre est une association et un groupe d’utilisateurs (GULL), qui propose une multitude d’activités dans le cadre de la promotion des logiciels libres, et des Communs.
    Depuis longtemps déjà, Montpel’libre participe à l’économie sociale et solidaire en organisant tout un éventail d’ateliers et de manifestations, au développement durable et à l’innovation sociale au travers de permanences et ateliers de présentations des logiciels libres et évidement les cartoparties, véritable actions citoyennes, sur le thème de l’accessibilité des personnes en situation de handicap.
    L’activité économique, l’intérêt collectif, le fonctionnement démocratique, autant d’éléments que porte Montpel’libre, en proposant un accès entièrement libre et gratuit à une éducation populaire, au travers de ses ateliers à destination de tous les publics.

    Les logiciels libres parlons-en ! Ouvrons le dialogue sur l’ouverture des données ! Partageons nos expériences pour une meilleure répartition des connaissances.

    Ces permanences sont suivies d’un Apéro « refaire le monde » convivial et partagé, de 18h30 à 21h30. Elles ont lieu au Faubourg marché, tous les vendredis de 17h00 à 19h00 :

    • vendredi 7 juillet 2017 de 17h00 à 19h00
    • vendredi 21 juillet 2017 de 17h00 à 19h00
    • vendredi 28 juillet 2017 de 17h00 à 19h00

    Entrée libre et gratuite sur inscription. Une simple adhésion à l’association est possible.

    Cet événement est proposé dans le cadre du partenariat qui lie le Faubourg Marché et Montpel’libre.

    Vendredis 7, 21 et 28 juillet 2017 de 17h00 à 19h00
    Le Faubourg - 15, rue du Faubourg de Nîmes, 34000 Montpellier

    Tramway lignes 1, 2 et 4 arrêt Corum
    GPS Latitude : 43.614186 | Longitude : 3.881404
    Carte OpenStreetMap

    [FR Villeneuve d'Ascq] Libre à Vous - Le samedi 22 juillet 2017 de 09h00 à 12h00.

    Vous souhaitez tester GNU/Linux sur votre ordinateur, vous recherchez un logiciel pour une fonction précise, des conseils ou de l'aide sur les logiciels libres?

    Libre à Vous est une permanence destinée à vous faciliter l'utilisation de l'informatique. Vous repartirez avec « le plein » de logiciels libres, fiables, évolutifs, performants et gratuits.

    C'est chaque samedi matin au Centre d'Infos Jeunes à la ferme Dupire, 80 rue Yves Decugis à Villeneuve d'Ascq (métro Triolo) de 9h00 à 12h00.

    Entrée Libre. Tout Public.

    [FR Valenciennes] Permanence ValLibre - Le samedi 22 juillet 2017 de 09h30 à 12h00.

    Permanence assistance informatique.

    Dépannage petits bobos informatiques.

    Initiation à l'informatique libre.

    Tous les samedis ouvrables sauf les derniers samedis du mois et les samedis en période de vacances scolaires.

    Si besoin particulier, la prise de rendez-vous est fortement conseillée.

    Téléphone accueil MQCV : 03 27 22 43 90

    [FR La Couronne] Permanence - accueil public - Le samedi 22 juillet 2017 de 10h00 à 13h00.

    Notre permanence d'accueil avec le sourire, le café et les gâteaux !

    Lieu de rencontre et d'échange convivial pour discuter informatique et outils numériques.

    Cette association permet à chacun de découvrir également l'univers de Linux et par extension de tous les **logiciels* et matériels libres*.

    Entrée Libre. Tout Public. 

    [FR Valenciennes] Atelier (wiki) HainautPédi@ - Le samedi 22 juillet 2017 de 10h00 à 12h00.

    Atelier pour les contributions au wiki territorial HainautPédi@

    http://hainautpedia.vallibre.fr

    Les ateliers HainautPédi@ sont organisés pour que les contributeurs se rencontrent et fassent évoluer ensemble le contenu du wiki.

    Ces séance sont à accès libre, elles permettent également aux personnes intéressées de prendre contact avec la communauté afin d'apprendre concrètement le fonctionnement du projet.

    Lors d'un atelier, des machines sont accessibles pour compléter le wiki ou simplement expérimenter.

    Rendez-vous à l'espace numérique de la bibliothèque municipale de Valenciennes. Dernier samedi du mois.

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  • Paris Open Source Summit 2017 — Rappel — Appel à communications (Dépêches LinuxFR)

    Organisé par le pôle Systematic, avec le soutien de la région Île‐de‐France et de la ville de Paris et opéré par Weyou Group, la troisième édition du Paris Open Source Summit se tiendra les 6 et 7 décembre prochains, avec plus de 150 exposants et partenaires, 100 conférences et 5 000 visiteurs attendus.

    POSS 2017

    L’appel à communications est ouvert jusqu’au mardi 25 juillet 2017 à minuit, sur les thématiques Tech, Solutions et Ecosystem.

    Il convient de rappeler que Paris Open Source Summit est le fruit de la fusion de Solutions Linux et de l’Open World Forum, ce qui en fait un évènement particulièrement important.

    Voyez la seconde partie de l’article pour plus d’informations.

    Le Paris Open Source Summit est à la fois une vitrine de l’écosystème francophone, une chambre d’écho internationale et un lieu de rencontres professionnelles et de collaboration. Il se veut être le premier événement européen de la filière du Libre et de l’open source.

    « Enabling Digital Everywhere »

    L’édition 2017 s’articulera autour de la révolution du numérique, qui atteint tous les territoires et impacte tous les domaines.
    Le numérique est devenu nécessaire pour l’ensemble des activités et des métiers, même parmi les plus traditionnels. Aujourd’hui les aspects collaboratifs, nomadisme et ouverture, ainsi que l’émergence de nouveaux horizons comme la blockchain, l’Internet des objets, le cloud, l’intelligence artificielle, l’e‐commerce ou le Big data sont l’avenir et déjà le quotidien de l’industrie.

    Le numérique est générateur d’énormes opportunités d’innovations qui nécessitent un contexte de confiance pour être pleinement concrétisées. Il doit donc être associé à une logique d’ouverture, de mutualisation, de pérennité et de souveraineté.

    L’Open Source et les modèles ouverts, sur lesquels reposent aujourd’hui massivement le numérique, est une réponse à ces nécessités.

    Cette édition 2017 de l’OSS de Paris aura ainsi à cœur de mettre en lumière la place du Libre et de l’Open Source, dans la révolution numérique de nos sociétés.

    Comité de programme

    Élu en mars dernier à la tête du comité de programme du Paris Open Source Summit 2017, Pierre Baudracco, fondateur de la société BlueMind, s’est entouré de personnalités reconnues du monde de l’Open Source pour élaborer ce programme 2017 :

    • VP Tech et DevOps : Jonathan Clarke, cofondateur de Normation, organisateur de DevOps-Rex ;
    • VP Solutions : Laurent Séguin, directeur commercial et marketing de l’éditeur Maarch, président de l’AFUL ;
    • VP Ecosystem : Bastien Guerry, entrepreneur d’intérêt général pour le ministère de la Culture, ancien salarié de Wikimedia, cofondateur d’OLPC France, contributeur d’Emacs ;
    • VP international : Éric Adja, directeur adjoint de la francophonie économique et numérique à l’OIF (Organisation internationale de la francophonie) ;
    • VP grand utilisateur : Alain Voiment, directeur technique adjoint de la Société Générale.

    Appel à communications

    Partagez vos expériences sur les trois thématiques à l’honneur cette année :

    Tech

    Destinée aux technophiles, à ceux qui font tourner nos infrastructures, celles‐la même où l’adoption généralisée du logiciel libre a commencé, et à ceux qui innovent encore et toujours avec les technologies de demain. Elle ouvrira le capot des applications qui nous entourent pour explorer toutes les couches qui les font tourner : de l’infrastructure du data‐center au cloud et aux conteneurs, la gestion en production par déploiement automatique ou configuration continue et les innovations technologiques autour des données et de l’utilisateur final.

    Solutions

    Destinée principalement aux utilisateurs finals, entreprises, administrations, collectivités ou toute organisation. L’objectif est de présenter des réponses opérationnelles de solutions Open Source pour les nouveaux usages du numérique, ainsi que pour les besoins métier nouveaux ou en mutation.

    Ecosystem

    Il accueillera les analyses et réflexions sur les enjeux de société liés au mouvement du logiciel libre, sur le « Libre » au‐delà du logiciel, sur les modèles économiques des biens communs informationnels, sur la place du logiciel libre en France et dans la francophonie et au‐delà, en Europe et dans le monde. Le thème « L’Open Source et le droit » sera organisé en collaboration avec EOLE (European Free and Open Source Law Event).

    Sponsors

    • Diamond : Inria ;
    • Platinium : Alterway, Smile ;
    • Gold : BlueMind, Henix, Red Hat, SensioLabs ;
    • Silver : Axelor, Centreon, Cozy.io, XiVo.

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  • 38 ou 39 fichiers par torrent (Journaux LinuxFR)

    Un petit mystère pour les vacanciers qui s'ennuient. Et l'occasion de faire naître des hypothèses improbables.

    J'ai récemment installé magnetico : c'est un moteur de recherche de torrent via la DHT. L'indexation se fait en interrogeant chaque nœud du réseau, après une étape de démarrage auprès de sites « centralisés » comme dht.transmissionbt.com. C'est un peu long, ça dépend surtout de votre bande passante, mais avec mon ADSL classique, j'arrive à en indexer 1 par seconde en moyenne.

    C'est une expérience pour moi, plus qu'une envie de piratage, car j'ai toujours apprécié ce qui pouvait se passer d'une autorité centrale. Et j'ai un peu inspecté le code, par plaisir. J'ai aussi, par la même occasion, fait des statistiques : nombre de torrents, nombre de fichiers, vitesse d'indexation, CPU, et un peu d'autres.

    Et j'en viens à cette grande inconnue. Dès le début, j'ai bien vu qu'en divisant le nombre de fichiers par le nombre de torrents, donnant ainsi le nombre moyen de fichiers par torrents, j'arrivais souvent à 38 ou 39. Ça fait maintenant 1 mois que ça tourne, plus ou moins en continu, avec des arrêts pour le débogage, mais voilà, c'est confirmé :
    Nombre de fichiers par torrents
    Attention, les dates sont au format anglo-saxon.

    Pas moins de 37,7, et pas plus de 38,6 après la période de démarrage. J'ai quand même indexé 2,36 millions de torrents, représentant plus de 91 millions de fichiers. C'est quand même assez représentatif, je pense, même si effectivement, c'est sûrement très peu au vu de la taille de la DHT (que je ne connais pas).

    Des idées ? Je pensais qu'il y avait souvent des films, avec moins de 5 fichiers par torrents, ou alors des albums de musique, avec moins de 20 fichiers. Mais non, c'est plus, et surtout, c'est stable.

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  • Polémique concernant le recours à Google Analytics sur la page about:addons de Firefox (Journaux LinuxFR)

    Chronologie de quelques faits :

    Le problème

    Le recours à Google Analytics dans Firefox même, sur la page about:addons (onglet Catalogue), fait polémique auprès des utilisateurs attachés au respect de leur vie privée et qui utilisent Firefox principalement pour cette raison.

    Détail

    Techniquement cette page interne à Firefox contient dans une iFrame des suggestions venant du site web addons.mozilla.org qui recourt à Google Analytics.

    À noter d'une part que ce recueil de données ne semble pas pouvoir être bloqué avec la version WebExtension de votre bloqueur habituel, d'autre part que le navigateur Tor est aussi concerné.

    Discussion

    Matthew Riley MacPherson, employé de Mozilla, s'est défendu en rappelant qu'ils utilisaient Google Analytics avec la promesse de Google de traiter les données de manière anonyme (via la version entreprise de Google Analytics, si j'ai bien compris) :

    We now have an option to opt-out of Google doing anything with the data that Google Analytics collections on Mozilla websites. GA tracking is anonymous and at the aggregate level and we use it to improve the experience of our websites.

    Or il y a déjà quatre ans, Erik Vold (ancien employé de Mozilla) attirait déjà l'attention (en vain) sur un problème lié à celui que Mozilla vient de rencontrer, à savoir que l'activation, côté utilisateur, de la préférence « Ne pas me pister » du navigateur, n'empêche pas Mozilla de transmettre des données de consultation du site addons.mozilla.org à Google via Google Analytics. Et peu importe la nuance selon laquelle seules des données anonymes seraient recueillies par Google. Ce problème, insuffisamment pris au sérieux à l'époque, est aujourd'hui aggravé par le fait que le site addons.mozilla.org est dorénavant repris à l'intérieur même de Firefox via une iFrame.

    Dénouement (à ce stade)

    Finalement, un correctif a été conçu dans l'urgence le 13 juillet par Mozilla, qui bloque l'envoi de données à Google lorsque le visiteur de addons.mozilla.org a activé la fonction « Ne pas me pister » du navigateur.

    Activer cette fonction empêche alors le recueil de données, que ce soit directement sur la page Web addons.mozilla.org ou indirectement par la page about:addons de Firefox.

    Par ailleurs, l'onglet Catalogue de la page about:addons sera purement et simplement supprimé de Tor browser, pour cette raison et d'autres.

    Mon avis

    Premièrement

    Ce problème aurait pu être en grande partie évité si il avait été traité il y a 4 ans en tenant d'avantage compte du point de vue de l'utilisateur et de ses attentes lorsqu'il active la fonction « Ne pas me pister ».
    Mettre en avant des nuances selon laquelle faire remonter des informations de consultation de site à un tiers peut ne pas être du pistage selon les cas est une erreur majeure lorsque l'on développe un navigateur dont la communication repose sur la confiance à placer dans Mozilla pour le respect de sa vie privée comme argument différenciateur de la concurrence.

    Ça, c'est du côté des sites web détenus par Mozilla et de l'image de Mozilla

    Deuxièmement

    Confronté à cette nouvelle polémique, Mozilla a donc finalement décidé d'offrir le choix à l'utilisateur, mais selon la technique de l'opt-out. S'agissant de collecte de données à l'intérieur du navigateur, le choix de la technique de l'opt-in aurait sans doute été plus éthique.

    Or, ce que je comprends c'est que le problème n'a été traité côté Mozilla que par une personne responsable des sites de Mozilla. Or il concerne également le navigateur ainsi que nous l'avons vu. À problèmes différents, des solutions différentes sont parfois nécessaires. Je n'ai pas connaissance d'une personne en charge de la vie privée qui se soit encore préoccupé de ce problème côté navigateur. C'est un problème.

    Ça, c'est du côté du navigateur lui-même.

    Dans tous les cas, le degré de priorité accordé au respect de la confiance placée par les utilisateurs dans Mozilla face à d'autres enjeux (efficacité, praticité…) se pose (je ne parle pas seulement du respect de leur vie privée, mais du respect de leur confiance qui ne peut s'embarrasser des nuances mises en avant comme du contrat liant Google et Mozilla).

    La façon dont cet épisode s'est déroulé n'apporte pas une réponse pleinement satisfaisante en ce qui me concerne.

    Je termine ce journal par cet article Dark Patterns: Deception vs. Honesty in UI Design signalé à l'époque par Erik Vold.

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  • Go 2 (Journaux LinuxFR)

    Vous avez aimé Py3 ? Vous allez adorer Go 2 (prononcer goto) !

    https://blog.golang.org/toward-go2

    Alors qu'une des plus grande qualité et promesse de ce langage était l'ennui, ce qui permettait de s'occuper de son propre code plutôt que jouer avec les attractions du langage. L'équipe a craquée. Voilà ce que c'est d'avoir du temps libre quand on bosse chez Gégé, les idées commencent à débarquer sous son casque, malgré les séances de méditations on ne peut plus les retenir.
    https://www.ted.com/talks/chade_meng_tan_everyday_compassion_at_google?language=fr

    Go 1 a été conçu à 3, Go 2 sera conçu à 1/2 million. https://research.swtch.com/gophercount

    Mais promis, on va garder l'essence du langage, pas plus de 2 ou 3 ajouts, allez 5 maximum.

    Et maintenant, à vos papiers, faudra prouver qu'un besoin de changement est réel dans la vraie vie pour qu'un changement soit étudié.

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  • Souriez, vous êtes fichés ! (Journaux LinuxFR)

    Afin, je suppose, de gagner en efficacité et faire des économies dans la mise en place de l’état policier, le président français a décidé de se passer de l’avis de cette éternelle cocue de commission de défenseurs de la liberté, j’ai nommé, la CNIL.

    Il apparaît en effet éminemment logique d’éviter de consulter une commission dont on ne tient systématiquement jamais de l’avis !

    « Le petit surdoué d’Amiens », comme on le nomme parfois avec fierté dans son ancien lycée, aurait déclaré : « Je n’ai rien à déclarer à ce sujet. J’ai un iphone. »

    http://www.silicon.fr/snobee-sur-lantiterrorisme-la-cnil-met-en-garde-le-gouvernement-sur-le-chiffrement-180301.html

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  • La suite de la consultation d'Etalab sur l'ouverture des données (Journaux LinuxFR)

    Fin 2016, une consultation a eu lieu en ligne sur l'ouverture des données publiques.

    Résultats : 3 bases de plus que prévu sortent, il y a des contraintes fortes de pilotage et de qualité sur ce qui est distribué.
    ( http://data.gouv.fr/reference )

    Plus d'informations : https://www.etalab.gouv.fr/comment-nous-co-construisons-le-service-public-des-donnees-de-reference-avec-ses-utilisateurs

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  • Les clients graphiques FTP par défaut sous Debian ne gèrent pas TLS/SSL (Journaux LinuxFR)

    Ce matin, j'ai été surpris de constater que lorsqu'on se connecte à un serveur FTP distant via gvfs (donc via Nautilus, PCManFM, …), le chiffrement TLS n'est pas pris en charge. Conséquence : les identifiants et les données sont transmis en clair sur le réseau. La commande suivante permet de le vérifier :

    $ sudo tcpdump "port 21" -vvv

    Plutôt attentif à la sécurité et étant sous Debian stable, je suis surpris de constater que TLS/SSL n'est pas activé par défaut. Le client lourd gFTP non plus ne permet pas de se connecter avec TLS/SSL ("le support SSL n'a pas été activé lors de la compilation"), pas plus que konqueror (il ne reconnaît pas le protocole ftps) ni même Firefox.

    Des clients graphiques que j'ai pu tester, le seul à avoir le support de TLS/SSL pour FTP est FileZilla.

    Bref, si vous faites du développement web, vous voilà avertis : n'utilisez pas l'explorateur de fichiers pour vous connecter, vérifiez que le client que vous utilisez chiffre bien la connexion.

    Et si quelqu'un a une astuce pour ajouter le support TLS/SSL au backend FTP de gvfs, je suis preneur!

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  • Les journaux LinuxFr.org les mieux notés du mois de juin 2017 (Dépêches LinuxFR)

    LinuxFr.org propose des dépêches et articles, soumis par tout un chacun, puis revus et corrigés par l’équipe de modération avant publication. C’est la partie la plus visible de LinuxFr.org, ce sont les dépêches qui sont le plus lues et suivies, sur le site, via Atom/RSS, ou bien via partage par messagerie instantanée, par courriel, ou encore via médias sociaux.

    Bannière LinuxFr.org

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  • OCaml 4.04 et 4.05 (Dépêches LinuxFR)

    La version 4.05.0 du langage OCaml vient d’être publiée, le 13 juillet 2017 ; quelque mois après la sortie de la version 4.04.0, annoncée le 4 novembre 2016. OCaml est un langage fonctionnel de la famille des langages ML (dont font partie SML et F#). Il s’agit d’un langage fonctionnel multi‐paradigme fortement typé qui permet de mélanger librement les paradigmes fonctionnel, impératif et objet.

    LOGO

    Il s’agit des deux premières versions après le passage à un cycle court de développement (6 mois). Elles contiennent assez peu de changements majeurs et peuvent être considérées comme des versions de maturation, en particulier pour la nouvelle phase d’optimisation Flambda introduite dans la version 4.03.

    On note cependant l’intégration de deux nouveaux outils dans le compilateur : un profileur de mémoire et un fuzzer ; mais aussi quelques améliorations du langage et de la bibliothèque standard. Pas mal de changements ont aussi eu lieu dans les entrailles du compilateur et n’ont pas encore débouché sur des changements visibles à la surface du langage.

    Une des nouveautés les plus surprenantes de ces cycles de développement est probablement l’apparition d’une nouvelle syntaxe alternative à OCaml, nommé Reason(ml), sous l’impulsion d’une équipe de Facebook.

    Sommaire

    Outils de développement

    Du côté des outils de développement, deux nouveaux outils ont été intégrés à la distribution OCaml: un profileur de mémoire, Spacetime, et un fuzzer, afl-fuzzer.

    Spacetime: profileur de mémoire

    Le nouveau profileur de mémoire baptisé spacetime n’est pas activé par défaut à cause de son impact sur la performance et la mémoire des processus profilés. Il est cependant aisément disponible à travers un switch opam, le gestionnaire de paquets d’OCaml qui gère aussi les versions installées du compilateur Ocaml. Installer un compilateur OCaml avec le prise en charge de spacetime activée se fait avec une simple ligne :

    $ opam switch 4.05.0+spacetime

    Une fois spacetime activé, n’importe quel programme peut être profilé en définissant la variable d’environnement OCAML_SPACETIME_INTERVAL. On peut, par exemple, s’intéresser à la consommation mémoire lors de l’analyse des dépendances du compilateur :

    $ OCAML_SPACETIME_INTERVAL=50 codept ocaml-compiler

    Les traces sont ensuite sauvegardées sous la forme spacetime-$process-id et peuvent être analysées grâce à l’outil perf_spacetime qui dispose d’un mode terminal et d’un mode service Web permettant d’explorer en détails la consommation mémoire.
    Mémoire consommée

    Dans le cas illustré, on peut voir que la consommation de la mémoire se structure en cycles composés d’une phase d’exploration durant laquelle la consommation de la mémoire croît, suivie d’une phase de résolution qui permet au ramasse‐miettes de collecter la majorité de la mémoire utilisée dans la phase précédente.

    Intégration de afl-fuzzer

    American fuzzy lop (aussi connu sous le nom de afl-fuzzer) est un fuzzer, c’est‐à‐dire un outil pour tester des logiciels en leur injectant des données aléatoires en entrée.

    Contrairement à la plupart des fuzzers, afl-fuzzers va plus loin que la simple injection de données aléatoires non corrélées : il observe le comportement interne du programme testé pour essayer de forger des données d’entrée qui vont explorer de nouvelles branches du code à éprouver. Cela permet d’améliorer le taux de couverture du test, au prix d’une nécessaire instrumentation du code. La mouture 4.05 d’OCaml permet désormais d’ajouter cette instrumentation au code compilé grâce à une simple option de compilation.

    Comme exemple basique d’utilisation, on peut considérer ce code qui échoue sur un cas très particulier :

    let () = 
       let s = read_line () in
       if String.length s > 5 then
         match s.[0], s.[1], s.[2], s.[3], s.[4] with
         | 'e', 'c' , 'h', 'e', 'c' -> failwith "Échec improbable"
         | _ -> ()

    Pour analyser ce code avec afl fuzzer, il suffit d’utiliser la nouvelle option -afl-instrument d’ocamlopt, fournir quelques cas de base, puis de lancer afl-fuzz lui‐même, qui va utiliser un algorithme générique sur ces cas de base pour générer de nouveaux cas à tester :

    ocamlopt -afl-instrument test.ml
    afl-fuzz -i input -o output ./test.ml
    

    Ce dernier trouve rapidement que, par exemple, echec#Ε$5<ȹpu|Ϧģ fait planter le programme. Cependant, il n’est pas assuré de trouver une entrée minimale (ici « echec ») faisant échouer le programme.

    Évolution du langage OCaml

    Exceptions locales

    Parmi les particularités d’OCaml, il y a ces exceptions qui sont suffisamment rapides pour être utilisées en tant que structures de contrôle. OCaml 4.04 introduit une notation simplifiée pour les exceptions locales :

    let recherche_premier (type a) predicat table=
      let exception Trouve of a in
      try
        Array.iter (fun x -> if predicat x then raise (Trouve x) ) table;
        None
      with
        Trouve x -> Some x

    Avant l’introduction de cette nouvelle notation, il fallait passer par un module local pour définir l’exception :

    let recherche_premier (type a) predicat table=
      let module M = struct exception Trouve of a end in
      try
        Array.iter (fun x -> if predicat x then raise (M.Trouve x) ) table;
        None
      with
        M.Trouve x -> Some x

    De plus, dans le futur, ces exceptions locales pourraient faire l’objet d’optimisations spécifiques.

    Ouverture locale de module dans les motifs

    Une des nouveautés d’OCaml 4.04 est la possibilité d’ouvrir localement un module à l’intérieur d’un motif :

    module M = struct
       type t = A | B | C
       type u = List of t list | Array of t array
    end
    
    let est_ce_la_liste_ABC x = match x with
      | M.( List [A;B;C] ) -> true
      | _ -> false

    Comme dans le cas des expressions, ouvrir localement un module permet d’importer les types et valeurs dans la portée (scope) courante sans polluer la portée en dehors du motif. Cette construction permet également de rétablir une certaine symétrie entre motifs et expressions, comme dans l’exemple suivant uniquement valide depuis OCaml 4.04 :

    module N = struct 
      type r = { x : int }
    end
    
    let N.{ x } (* { x } est un motif ici *) = 
      N.{ x = 1 } (* { x = 1} est une expression de ce côté-ci *)

    Représentation en mémoire optimisée

    Il est désormais possible d’optimiser la représentation en mémoire des variants avec un seul constructeur et un seul argument ou des enregistrements avec un seul champ en les annotant avec [@@unboxed] :

    type 'a s = A of 'a [@@unboxed]
    type 'a r = { f: 'a } [@@unboxed]

    Sans l’annotation [@@unboxed], ces deux types seraient représentés en mémoire sous la forme d’un bloc OCaml composé d’un en‐tête et d’un champ :

    ┌────────┬───────────┐
    │ entête │ champs[0] │
    └────────┴───────────┘
    

    Pour des types plus complexes, l’en‐tête contient des informations sur le nombre de champs dans le bloc et sur l’étiquette du constructeur. Cependant, pour ces cas particuliers, l’en‐tête n’apporte aucune information et il est possible de l’élider.

    Cette optimisation est particulièrement utile dans le cadre des types algébriques généralisés, puisqu’elle permet d’introduire des types existentiels sans payer de coût en mémoire. Par exemple, si l’on souhaite oublier le type des éléments d’une liste, on peut introduire le type algébrique généralisé suivant :

    type liste = Any: 'a list -> liste [@@unboxed]

    Grâce à l’annotation [@@unboxed], le type liste aura exactement la même représentation en mémoire qu’une liste classique, et représente une version du type 'a list qui interdit toute manipulation dépendante du type 'a des éléments de la liste.

    Dans la plupart des cas, cette optimisation est transparente à l’usage. Cependant, les bibliothèques de liaison (bindings) C‐OCaml doivent faire attention à ce changement de représentation en mémoire. Afin d’éviter de briser les bibliothèques de liaison existantes, cette optimisation n’est pas activée par défault, mais doit l’être au cas par cas avec l’annotation[@@unboxed] ou via l’option de compilation -unboxed-types.

    Vers des chaînes de caractères immuables

    La migration vers des chaînes de caractères immuables, initiée dans OCaml 4.02, se poursuit avec l’apparition d’une option de configuration du compilateur permettant d’en faire le comportement par défaut. Cette option n’est pas encore activée par défaut dans 4.05, mais des discussions sont en cours pour l’activer dans la prochaine version (4.06).

    Évolution de la bibliothèque standard

    La bibliothèque standard continue d’évoluer doucement, soit pour pallier des incohérences, avec par exemple l’introduction d’une fonction map pour les ensembles Set, soit pour s’adapter à l’évolution du code idiomatique OCaml, avec par exemple l’ajout de variantes de fonctions utilisant des options plutôt que des exceptions pour gérer les éléments manquants dans des Set ou des Map.

    Amélioration du compilateur

    Ces deux cycles de développements auront vu aussi un grand nombre d’améliorations internes du compilateur et de son écosystème : le système de construction du compilateur est en train de subir un sévère ménage de printemps, tandis que les tests d’intégration continue ont été améliorés, notamment pour mieux supporter les anciennes versions de Windows. Parallèlement, un travail de fond est en cours pour améliorer le déverminage de programme OCaml et préparer le changement de modèle de mémoire nécessaire pour une future version multicœur d’OCaml.

    Ces évolutions n’apportent pas encore de changements visibles pour la plupart des utilisateurs, mais devraient porter leurs fruits dans les versions à venir.

    Un changement plus visible, même s’il ne concerne essentiellement que des utilisateurs experts, est l’intégration progressive d’une architecture de greffons (plugins) dans le compilateur. Pour l’instant, ces greffons peuvent, par exemple, transformer l’arbre de syntaxe abstrait comme le ferait un préprocesseur basé sur les points d’extensions, effectuer une passe de vérification supplémentaire sur les types inférés par le vérificateur de type du compilateur, ou encore modifier la représentation interne Lambda.

    Reason

    Critique de la raison pure

    En dehors de l’évolution du langage lui‐même, un projet inhabituel est né récemment dans les locaux de Facebook1. Ce projet se nomme Reason et a pour but de rénover la syntaxe d’OCaml. Il a été initié par un petit groupe mené par Jordan Walke (le créateur initial de la bibliothèque React).

    L’objectif

    La raison de Reason (huhu !) est que la syntaxe d’OCaml rebute certaines personnes. Cependant, OCaml s’inscrit de plus en plus dans le milieu industriel (comme le montrent les exemples de Facebook, mais aussi Jane Street, dans une tout autre mesure). Dans un désir de démocratisation, l’équipe ReasonML décida de créer une nouvelle syntaxe pour OCaml du nom de Reason. Comparé à la syntaxe originale d’OCaml, Reason se rapproche de la syntaxe de JavaScript. Par exemple, les accolades et les points‐virgules font un retour en force :

    let hello name_opt = 
      let name = match name_opt with
        | None -> "world" 
        | Some x -> x in
      Format.printf "Hello %s!" name

    devient :

    let hello name_opt => {
      let name = switch name_opt {
        | None => "world";
        | Some n => n; 
       };
       Format.printf "Hello %s!" name
    }

    D’une certaine manière Rust a eu la même idée en proposant une syntaxe très proche du C++. Elixir rejoint le même objectif dans une autre mesure.

    La syntaxe de Reason essaye également d’augmenter la cohérence interne de la syntaxe et de corriger des erreurs historiques. Par exemple, les constructeurs de types se lisent de droite à gauche comme les fonctions dans Reason :

    type constructeur_de_type 'argument = { id:int, x:'argument }

    L’objectif est, bien entendu, plus large et a amorcé notamment un élan autour des outils qui peuvent aider le développeur à utiliser OCaml. Le top‐level interactif amélioré utop, qui semble unanimement reconnu comme étant l’outil pour tester du code OCaml, fut réutilisé pour Reason et l’accueil auprès des nouveaux développeurs (extérieurs à la communauté OCaml) fut couronné de succès.

    Le service d’aide à l’édition merlin, qui permet d’intégrer la coloration syntaxique, mais aussi l’inférence de type dans les éditeurs, eut aussi son intégration avec Reason et tout ceci apporta une légitimité à la continuation de ces projets pour Reason mais aussi pour OCaml.

    Enfin, le gestionnaire de paquets opam reste toujours la pierre angulaire de l’écosystème d’OCaml et donc l’est aussi par définition pour Reason. Ce dernier se voit donc désormais utilisé par des gens n’ayant pas forcément en tête les subtilités de l’écosystème d’OCaml (comme ocamlfind).

    Au‐delà de cette nouvelle syntaxe, l’équipe de Reason attache donc une attention particulière à l’environnement de développement d’OCaml. Cela permet notamment d’apporter une réelle critique extérieure aux outils de développement OCaml et en particulier une critique justifiée sur la difficulté de prise en main de ces outils pour un débutant.

    Ce qu’est Reason

    Reason n’est ni plus ni moins qu’une option dans le compilateur. Nous parlons ici de l’option -pp qui permet de remplacer la partie frontale du compilateur par un préprocesseur ad hoc. Le préprocesseur Reason prend donc du code Reason en entrée, le transforme en arbre de syntaxe abstrait OCaml et passe cet arbre au compilateur OCaml classique.

    Ceci permet entre autres de garder la compatibilité avec l’existant et de profiter à la fois des logiciels et bibliothèques déjà développés en OCaml et de la nouvelle syntaxe Reason, et réciproquement. Il existe d’ailleurs un outil permettant de convertir du code OCaml vers du code Reason !

    Partager la partie centrale du compilateur permet également d’utiliser les différents back‐ends disponibles pour OCaml. En particulier, OCaml dispose de deux back‐ends JavaScript : js_of_ocaml et bucklescript. Le premier, js_of_ocaml, est plus ancré dans l’écosystème OCaml, tandis que le second, bucklescript, est plus tourné vers l’écosystème JavaScript et dispose d’une intégration avec npm, un gestionnaire de paquets JavaScript.

    Grâce à ces back‐ends, l’équipe ReasonML a pu convertir environ 25 % du code de FaceBook Messenger en code Reason.

    Un avenir imprévisible

    On peut cependant s’interroger sur l’interaction de la communauté OCaml existante et de cette nouvelle communauté Reason, bien plus centrée sur le Web, l’écosphère JavaScript et npm. Les atomes crochus n’abondent pas forcément entre ces deux communautés.

    Le bon point reste tout de même l’ouverture de l’écosystème d’OCaml à des développeurs qui ne faisaient pas de l’OCaml. Cela permet notamment d’apporter des perspectives neuves et de revitaliser des problématiques de développement parfois oubliées dans l’écosystème OCaml.

    Le succès n’est peut‐être pas au rendez‐vous et le projet a encore besoin de faire ses preuves auprès d’un large public (problématique qu’on peut corréler avec Hack auprès de ceux qui font du PHP d’ailleurs). Mais le retour ne semble être que bénéfique au final pour l’ensemble des communautés !


    1. elle a été extérieure puisqu’elle a été initiée par Facebook alors que ce dernier ne faisait pas encore partie du consortium OCaml. 

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<Nicklas> purée j'aurais dû le faire en C mon script plutôt qu'en perl